Félix | 3 octobre 2010 dans Psychologie | Comments (4)
« Il faut savoir se passer de l’approbation des autres pour conclure son destin. »
—Wayne W. Dyer
La semaine passée je vous avait décrit la recherche d’approbation comme une drogue. L’égo nous récompense continuellement avec un sentiment de bien-être lorsque nous sommes approuvés par les autres et nous punit avec un sentiment pénible lorsque nous ne le sommes pas. Ainsi, si nous ne sommes pas assez vigilant, un conditionnement comparable à celui d’une drogue s’instaure peu à peu. Et nous savons tous très bien à quel point les drogues peuvent être sources de conséquences.
Mais la recherche constante de l’approbation d’autrui n’a pas seulement des conséquences reliées à son aspect d’accoutumance, c’est également une des plus grandes entraves à notre développement personnel. L’habitude que nous avons de toujours chercher à se faire approuver par les autres dans nos moindres actions nous empêche littéralement d’accéder une meilleure version de nous-même.
Nous connaissons tous cette personne qui hésite à donner son opinion par peur de décevoir les autres, qui demande l’avis de tout le monde avant de prendre une décision ou qui a tout simplement de la misère à dire « non ». Il y a quelque chose d’extrêmement inhibiteur à ce genre de comportement. Agir de la sorte, c’est mettre les ficelles de sa vie dans les mains de quelqu’un d’autre.
Si vous ne trouvez pas cette approbation en vous, vous la chercherez ailleurs, tout simplement. Comprenez bien que la seule façon de désamorcer ce mécanisme est de commencer à vous approuver vous-même. Et je sais que c’est bien plus facile à dire qu’à faire, car c’est en partie un processus émotionnel. Pour celui qui s’y est adonné toute sa vie, c’est carrément viscéral.
La semaine prochaine, je vous donnerai de puissantes solutions pour enrayer cette habitude inhibitive à la source. Mais si vous avez déjà quelques idées, n’hésitez pas à les partager!
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Tags: approbation, conditionnement, développement personnel, égo, Wayne Dyer
Félix | 5 septembre 2010 dans Philosophie | Comments (4)
« La sécurité ne peut être convoitée que par une personne insécure. »
—Wayne W. Dyer
Accumulons-nous dans le but de mieux vivre, ou vivons-nous dans le but d’accumuler ?
Comme je l’expliquais dans mon dernier article, le superordinateur qu’est l’égo a été spécifiquement programmé par des milliers d’années d’évolution pour continuellement trouver de nouvelles solutions à nos problèmes dans le but de survivre. Mais l’égo ne sait pas s’arrêter et celui qui s’y identifie cour manifestement après la névrose, notamment en ce qui concerne l’accumulation d’argent et de matériel.
Tant qu’une personne s’identifiera à son égo, de grandes illusions risquent de la mener à accumuler dans le but d’être heureuse.
Le besoin qui pousse notre égo à vouloir accumuler est de toute évidence un besoin de sécurité. Depuis la nuit des temps, nous élaborons continuellement de nouvelles stratégies pour satisfaire ce besoin de base. Il n’est pas rare de connaître quelqu’un dont la vie se résume à travailler, même si cette personne a visiblement tout ce qu’il lui faut pour bien fonctionner. Et si je ne vais pas plus loin dans cet exemple c’est que ce que je tente d’illustrer tombe d’après moi sous le sens.
Suis-je le seul à avoir compris que la sécurité extérieure est une illusion ? Pour les plus névrosés d’entre nous, ne risquons-nous pas, à force de chercher constamment plus de confort matériel, de ne plus y voir de fin ? Certes, elle peut générer bien des bonheurs pour celui qui sait en profiter, mais n’existe-t-il pas un plaisir plus grand et plus durable que le fait de voir notre compte en banque grimper ? Qu’en est-il de la sécurité intérieure ?
Article très vague vous me direz sûrement, et c’est délibéré.
Matière à réflexion, je vous répondrai !
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Félix | 31 janvier 2010 dans Pratique,Psychologie,Spiritualité | Comments (3)
« Le stress en tant que tel n’existe pas. Il y a seulement des gens qui s’adonnent à des idées stressantes. »
—Wayne W. Dyer
J’assume qu’en ce début de décennie vous devez déjà être assez bien informé des méfaits physiologiques du stress — haute pression, ulcères, maux de tête, etc. — nous allons donc nous attaquer directement à la source du problème: notre égo.
Le stress chronique n’est pas chose naturelle. Selon le docteur Wayne W. Dyer, notre état naturel est un état de joie, une croyance à laquelle j’adhère volontiers.
Pour revenir à cet état naturel, commencez tout d’abord par accepter que c’est vous — ou plutôt votre égo — qui êtes la seule et unique source de votre anxiété. Ce n’est qu’à partir de ce moment que vous pourrez prendre les choses en charge et envisager la paix d’esprit. Nous avons tous un certain pouvoir sur notre stress, qu’il soit physique ou mental.
La prochaine étape est de surveiller vos pensées, littéralement. En partant du fait que la plupart du temps le stress provient d’une idée, le moyen le plus efficace de la neutraliser n’est-il pas de la confronter avec d’autres idées?
Voici une réflexion qui vous aidera à coup sûr à enrayer l’inquiétude, une composante qui occupe une place de choix dans l’anxiété. C’est un de mes outils philosophiques préférés :
« Pour des raisons évidentes, il n’y a aucun intérêt à s’inquiéter de ce sur quoi nous n’avons aucun contrôle. D’autre part, il n’y a pas non plus d’intérêt à s’inquiéter de ce sur quoi nous avons du contrôle car si nous avons bel et bien du contrôle sur ces choses, nous pouvons agir en conséquence et avoir de l’influence sur celles-ci au lieu de passer notre temps à nous inquiéter. »
Réfléchissez-y comme il faut et vous verrez vite que cette affirmation couvre à elle seule toutes les raisons que nous pouvons avoir pour nous inquiéter.
Pour conclure, rappelons-nous que le stress est la plupart du temps maîtrisable. Il n’appartient qu’à vous de choisir ou non la voie de la sérénité.
Tags: anxiété, définition, égo, inquiétude, paix d'esprit, stress, Wayne Dyer
Félix | 29 janvier 2010 dans Spiritualité,Subjectif | Comments (0)
« Nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine. »
—Wayne W. Dyer
Beaucoup de gens se regardent dans le miroir et y voient l’essentiel de leur identité. Ils se disent que c’est tout ce qu’il y a à voir, que cette enveloppe corporelle les définit. Je serais également porté à penser de la même manière mais j’ai maintenant une perspective bien différente.
Je comprends que je suis avant tout un esprit, un être spirituel enfermé dans un corps de chair, d’os et de sang. Je me vois d’un œil extérieur. Je ne considère plus mon corps comme le centre de tout, ni même une partie de moi-même. Je le vois tout simplement comme un véhicule nécessaire pour jouir de cette réalité que l’on appel « la vie ».
Sachez bien que cela ne m’empêche pas d’avoir une hygiène convenable, une bonne alimentation et une vie active car par-dessus tout je suis conscient que c’est le seul corps auquel j’ai accès. Il y a aussi le fait que je me soucie aussi de mon apparence comme tout le monde — bien qu’à un autre degré.
Dans mon local d’entraînement, sur mon mur, j’y ai collé la phrase suivante: « Living from the soul, taking care of the body. » qui se traduirait grossièrement par: « Vivre par l’esprit tout en prenant soin du corps. » À chaque fois que mon regard croise cette affirmation, peu importe mon état d’esprit du moment, je change aussitôt de perspective. Je me retrouve dans une vue d’esprit, ce qui est très bénéfique pour mon entraînement physique car cela me permet de contrôler davantage mon égo, qui préfèrerait souvent rester inerte sur le canapé.
Nous ne sommes pas notre corps. Voyons le plutôt comme un curriculum de vie. Prenons-en le plus grand soin, tout en gardant un point de vue externe à celui-ci.
Tags: corps, égo, Identité, Wayne Dyer
Félix | 21 janvier 2010 dans Philosophie,Psychologie | Comments (0)
« Ce que vous pensez de moi ne me regarde pas. »
—Whittaker Cole
J’avais la mauvaise habitude de me plier en quatre pour plaire à tout le monde, mais je me suis rendu compte que d’agir de la sorte ne m’attirait rien de bon. Au contraire, je paraissais faible aux yeux des autres car je démontrais que je n’avais tout simplement pas l’assurance nécessaire pour avoir mon propre caractère.
Ce comportement est néfaste car il inhibe notre développement personnel en tout point. Une personne qui se préoccupe toujours de ce que les autres pensent d’elle passera tout son temps et son énergie à essayer de plaire plutôt que d’être. Elle sera sans cesse motivée par sa réputation et sera donc à la merci constante du regard des autres.
Si c’est ce que vous appelez une vie, alors vous avez une perspective plutôt réduite de celle-ci. Lorsque vous cessez de rechercher l’approbation à tout prix, vous entrez dans un nouveau paradigme, une nouvelle perspective du monde. Vous avez plus d’assurance, vous êtes moins stressé et bien plus heureux en général, car vous avez davantage de contrôle sur votre vie. Il y a également un grand paradoxe qui veut que les gens respectent beaucoup plus ceux qui n’ont que faire de l’opinion d’autrui. La réputation est apparemment une des nombreuses choses qui se porte mieux lorsque nous ne lui prêtons pas attention.
Notre réputation ne fait pas partie de nous, elle réside dans l’esprit des autres. Par conséquent, nous n’avons aucun contrôle sur celle-ci. C’est un concept vraiment important à assimiler. Pour emprunter une analogie à Wayne Dyer: Si vous parlez à dix personnes, vous aurez dix réputations.
Je ne vous dis pas non plus d’aller jogger tout nu sur l’autoroute en pleine heure de pointe! L’égo à faible dose ne fait de mal à personne, il nous a même permit de survivre pendant dans milliers d’années! Il faut seulement savoir où tracer la ligne, et ça, c’est le travail d’une vie.
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