Félix | 14 novembre 2010 dans Psychologie,Spiritualité | Comments (1)
« L’essence de la grandeur est la capacité de choisir l’accomplissement de soi dans des circonstances où d’autres choisiraient la folie. »
—Wayne W. Dyer
Lorsqu’on prend la responsabilité de quelque chose, on se donne l’opportunité d’en saisir un certain contrôle, s’il nous apparaît. Ce n’est que lorsqu’on prend son malheur en charge que l’on peut y faire quelque chose. Il se peut que l’occasion tarde ou pire n’arrive jamais (ce qui est excessivement rare), mais au moins nous gardons les yeux grands ouverts au cas ou.
Comme je l’expliquais dans mon article précédent (La souffrance psychologique), la souffrance est une occasion de transcender quelque chose. C’est une occasion unique d’en apprendre davantage sur soi-même et les lois non-écrites qui régissent l’univers. J’irais même jusqu’à dire que la souffrance est nécessaire à tout développement humain substantiel. Mais pour optimiser le processus (et du même coup amorcer un développement personnel profond), on doit tout d’abord accepter que c’est nous, et seulement nous, qui sommes à la source de notre souffrance.
Seulement, en prendre la totale responsabilité est une tâche exigeante. La société dans laquelle nous vivons nous convainc en permanence qu’il est beaucoup plus attrayant d’attribuer à l’autre ou à un facteur extérieur la cause de notre souffrance. La raison est que prendre en charge celle-ci est un poids excessivement lourd pour ceux qui n’en voient que les mauvais côtés, un cas apparemment et malheureusement très répandu. C’est pourquoi il est sage de se munir d’évidences de sa nature bienveillante.
De l’autre côté, refuser de prendre sa souffrance en charge, c’est être à la merci de son environnement. Certains jouent toute leur vie à qui a tort et qui a raison en attendant que les autres changent et restent prit au même échelon de conscience jusqu’au moment où la mort les guette. Dans ces moments de mort imminente, rares sont ceux qui ne réalisent pas la futilité de ce jeu égocentrique. Mais pourquoi attendre une telle expérience pour ouvrir les yeux?
En espérant que, vu sous cet angle, la souffrance fasse bientôt autant partie de vos responsabilités que l’intendance, votre hygiène personnel ou vos enfants!
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Félix | 4 mars 2010 dans Philosophie,Psychologie,Spiritualité | Comments (1)
L’égo peut être un handicape social à plusieurs niveaux.
Pour commencer, L’égocentrique croit qu’il est complètement séparé des autres. Il ne réalise pas le lien très étroit qui nous unis tous. Pas seulement par notre caractère humain, mais aussi par la conscience (Dieu, la Source, etc.). Cet état d’esprit a des répercussions sociales très importantes car les relations sont alors banalisées; la fraternité est une notion fictive. En se privant de chaleur humaine, la personne finit tôt ou tard par ressentir un grand vide dans sa vie.
Ironiquement, l’égo peut aussi nous pousser à chercher maladivement l’attention des autres. Cette façon d’être contribue malheureusement à un grand paradoxe social qui veut que les gens ne sont pas attirés par ceux qui manifestent ce genre de besoin. Ces gens croient avoir besoin d’amour, alors que tout ceci n’est qu’un jeu malsain organisé par leur égo*.
Mais l’égo n’est pas qu’un boulet social. Il peut par exemple nous pousser, par l’intermédiaire de son besoin d’attention, à sortir de chez nous et à faire de nouvelles rencontres. C’est aussi lui qui nous empêche de faire le fou en présence de notre patron. En fait, à moins d’avoir étudié la dynamique sociale à l’école, c’est probablement notre égo qui nous a permis de nous frayer un chemin dans la société jusqu’à présent.
Il y aurait beaucoup à dire sur les conséquences sociales de l’égo mal maîtrisé. Pour avancer les propos d’Eckhart Tolle, maître spirituel contemporain, je crois que la société est embarquée dans une névrose tellement populaire qu’elle passe complètement inaperçue aux yeux du monde. Elle est selon moi la source de bien des maux et l’humanité est loin d’y avoir trouvé son équilibre, toutes guerres et souffrances inutiles en évidence. Mais je vois aussi beaucoup d’amour, et l’amour est une force universelle qui n’a définitivement rien à voir avec l’égo. Si jamais il vous advenait de perdre foi en l’humanité, regardez autour de vous. L’amour est partout, ne serait-ce que dans l’anodin petit sourire de votre voisin.
*Je crois que nous avons tous un profond besoin d’aimer, contrairement au besoin illusoire d’être aimé, qui n’est plus un souci lorsque l’égo est maîtrisé. Pour vous en faire prendre conscience rapidement, imaginez tout simplement quelqu’un que vous n’aimez pas. Que cette personne vous aime ou non, remarquez que cela ne change rien à votre vie. Vous pourriez même vous sentir mal à la place de cette personne pour vous aimer alors que vous vous ne l’aimez pas. Merci à ma mère Andrée Lyonnais pour m’avoir fait réaliser cette incongruence!
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Félix | 9 février 2010 dans Philosophie,Pratique,Spiritualité | Comments (0)
En consacrant la majeure partie de notre temps à essayer de satisfaire des besoins précaires comme le pouvoir, la beauté physique et le succès matériel nous nous embarquons dans un cercle vicieux. Le dynamisme de ce style de vie et les contentements transitoires qui en résultent nous poussent à croire que la satisfaction de l’égo est un chemin sûr vers le bonheur. Cependant, tôt ou tard nous réalisons que tout ceci n’est qu’illusoire; satisfaire l’égo ne mène qu’à un bonheur factice et éphémère.
Heureusement, avec une dose de lucidité, il est assez facile de se sortir de cet engrenage. Cette dose de lucidité, c’est votre habileté à reconnaître et à contrer les différents pièges de l’égo. Une fois les connaissances acquises, il ne sera tout simplement plus possible de revenir en arrière car les manigances de votre égo seront désormais évidentes. Si vous êtes comme moi, vous le laisserez agir de temps en temps, question de rester en vie, mais au moins vous pourrez le surveiller de près.
Pour être durable, notre bonheur ne doit dépendre d’aucune composante de l’égo (le matérialisme, la réputation, l’apparence, etc.) car celles-ci sont vulnérables aux circonstances de la vie. Pour illustrer mes propos, je vous propose quelques exemples. Vous comprendrez bien vite ce que j’entends par « vulnérable »:
Supposons que votre bonheur est lié à…
- vos acquis (maison, argent etc.) -> Que se passe t-il lorsque vous en avez peu, pas assez ou lorsque vous perdez tout?;
- votre apparence physique? -> Rappelez-vous que personne n’est à l’abri de la vieillesse;
- votre réputation? -> Notre réputation réside dans l’esprit des autres. Souhaitez-vous réellement confier les ficelles de votre bonheur à d’autres personnes?;
- etc.
Tout ces exemples sont des illusions courantes de l’égo. Je vous laisse appliquer la même logique à d’autres besoins précaires.
Attention! Il ne s’agit pas de laisser tomber nos ambitions! Il s’agit tout simplement de comprendre que bien que toutes ces choses puissent très bien enrichir une vie, aucune d’entre elles ne doivent être interprétées comme la source ultime de notre bonheur. Cette source, vous la trouverez en vous, à l’abri de la dualité.
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