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La fausse modestie

Félix | 31 octobre 2010 dans Philosophie,Psychologie | Comments (1)

« La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour montrer qu’on les dépasse. »

—Sully Prudhomme

L’humilité et la discrétion sont des qualités très encouragées en société, et avec raison. Qu’arriverait-il si tout le monde se mettait à manquer de retenue et s’abandonnait ainsi librement à leurs caprices égocentriques? Ces deux qualités sont fondamentales non seulement à celui ou celle qui désire vivre aisément en société mais aussi à celui ou celle qui convoite la paix d’esprit : l’humilité se reflétant autant dans nos relations avec autrui que dans nos discours internes. Étant supposément le contrepoison de l’orgueil (Voltaire), on ne peut que se demander ce qu’elle fait dans les attitudes et les paroles d’un égocentrique. Ce que je vais donc tenter de clarifier, c’est la différence entre celle qui vient du cœur et la fausse modestie, qui n’est, comme le dit Thibault dans son article du même nom, que de l’orgueil déguisé.

La fausse modestie, ou fausse humilité, est un excellent exemple du genre de pièges sournois que l’égo peut avoir dans son arsenal. En croyant bien faire, en croyant neutraliser tout signes d’égocentrisme, nous répondons souvent avec un excès de modestie face à l’éloge de nos mérites. C’est le « Ce n’était rien! » qu’on répond à quelqu’un qui nous complimente sur un de nos exploits. Ce sont aussi les attitudes condescendantes que nous pouvons avoir avec les autres.

La fausse modestie ne nous rendant pas plus honnête personne, elle ne fait en bout de ligne que rajouter à la confusion ; celle qui à trait à la véritable définition de l’humilité :

Être humble, c’est ne pas s’étonner si personne ne prend garde à vous ; c’est ne pas être enflé par le succès, ni découragé par l’insuccès. (Andrew Murray)

L’humilité ayant une définition assez subjective nous avons probablement tous la nôtre. Ce que je tente d’illustrer ici, c’est que sa version la plus pure n’a rien à voir avec l’orgueil ou l’égocentrisme.

Mais que faisons-nous donc de ces éloges de notre personne, de tout ces compliments biens mérités? Eh bien nous les acceptons, tout simplement. Carrément, apprenons à répondre un heureux et sincère « merci » lorsque ça nous arrive. Il ne s’agit donc pas plus de minimiser nos exploits que de les crier sur la place publique ; il s’agit seulement d’être honnête avec soi-même et avec les autres.

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L’égo, un handicape social

Félix | 4 mars 2010 dans Philosophie,Psychologie,Spiritualité | Comments (1)

L’égo peut être un handicape social à plusieurs niveaux.

Pour commencer, L’égocentrique croit qu’il est complètement séparé des autres. Il ne réalise pas le lien très étroit qui nous unis tous. Pas seulement par notre caractère humain, mais aussi par la conscience (Dieu, la Source, etc.). Cet état d’esprit a des répercussions sociales très importantes car les relations sont alors banalisées; la fraternité est une notion fictive. En se privant de chaleur humaine, la personne finit tôt ou tard par ressentir un grand vide dans sa vie.

Ironiquement, l’égo peut aussi nous pousser à chercher maladivement l’attention des autres. Cette façon d’être contribue malheureusement à un grand paradoxe social qui veut que les gens ne sont pas attirés par ceux qui manifestent ce genre de besoin. Ces gens croient avoir besoin d’amour, alors que tout ceci n’est qu’un jeu malsain organisé par leur égo*.

Mais l’égo n’est pas qu’un boulet social. Il peut par exemple nous pousser, par l’intermédiaire de son besoin d’attention, à sortir de chez nous et à faire de nouvelles rencontres. C’est aussi lui qui nous empêche de faire le fou en présence de notre patron. En fait, à moins d’avoir étudié la dynamique sociale à l’école, c’est probablement notre égo qui nous a permis de nous frayer un chemin dans la société jusqu’à présent.

Il y aurait beaucoup à dire sur les conséquences sociales de l’égo mal maîtrisé. Pour avancer les propos d’Eckhart Tolle, maître spirituel contemporain, je crois que la société est embarquée dans une névrose tellement populaire qu’elle passe complètement inaperçue aux yeux du monde. Elle est selon moi la source de bien des maux et l’humanité est loin d’y avoir trouvé son équilibre, toutes guerres et souffrances inutiles en évidence. Mais je vois aussi beaucoup d’amour, et l’amour est une force universelle qui n’a définitivement rien à voir avec l’égo. Si jamais il vous advenait de perdre foi en l’humanité, regardez autour de vous. L’amour est partout, ne serait-ce que dans l’anodin petit sourire de votre voisin.

*Je crois que nous avons tous un profond besoin d’aimer, contrairement au besoin illusoire d’être aimé, qui n’est plus un souci lorsque l’égo est maîtrisé. Pour vous en faire prendre conscience rapidement, imaginez tout simplement quelqu’un que vous n’aimez pas. Que cette personne vous aime ou non, remarquez que cela ne change rien à votre vie. Vous pourriez même vous sentir mal à la place de cette personne pour vous aimer alors que vous vous ne l’aimez pas. Merci à ma mère Andrée Lyonnais pour m’avoir fait réaliser cette incongruence!

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À propos de la paresse

Félix | 26 février 2010 dans Philosophie,Subjectif | Comments (0)

L’égo veut nous faire croire que la vie doit absolument être difficile. À ses yeux, nous devons sans cesse agir sous la contrainte du stress pour nous faire une place dans ce monde. Si nous ne faisons « rien », l’égo nous fait vite savoir, par l’intermédiaire de croyances passées par notre éducation, que ce que nous faisons — ou plutôt ce que nous ne faisons pas — est mal.

J’ai la forte croyance que le temps perdu n’existe pas. Je suis conscient que je m’embarque dans un sujet philosophique assez délicat, mais je crois que ma perspective pourrait aider beaucoup de gens à mieux gérer leur stress. Je sais que ce peut être très difficile à concevoir pour certains mais j’ai la forte conviction que chaque expérience, aussi anodine soit-elle, nous entraîne sur une certaine route, et ce, toujours pour notre plus grand bien. Nous pouvons très bien, par exemple, améliorer notre acuité cérébrale en jouant à des jeux vidéo, avoir des idées d’inventions révolutionnaires en végétant dans son lit ou bien réaliser que la vie est cent fois mieux sans drogues après avoir consommé abusivement une substance X pendant 30 ans. Vous pouvez me sortir n’importe quel exemple de ce que vous considérez comme du temps perdu, je sais que ce ne sera jamais le cas, du moins d’après ma perspective.

Cela ne signifie pas que je prône la véritable paresse, seulement qu’il y a un temps pour faire et un temps pour ne rien faire et que je suis absolument à l’aise avec cette idée. Évidemment par « ne rien faire » j’entends « réfléchir » ou tout simplement méditer. La société occidentale a cependant établit une forte convention sur la première définition.

Avec un peu de réflexion, la paresse devient rapidement une notion inutile et vide de sens. Somme toute, les gens semblent oublier qu’il existe une motivation infiniment plus forte que le stress: l’enthousiasme!

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