Félix | 2 janvier 2011 dans Philosophie,Psychologie,Subjectif | Comments (4)
D’après Wikipédia, Intelligence vient du latin intellegentia (faculté de comprendre), dérivé du latin intellegere signifiant comprendre, et dont le préfixe inter (entre), et le radical legere (choisir, cueillir) ou ligare (lier) suggèrent essentiellement l’aptitude à relier des éléments qui sans elle resteraient séparés. C’est l’ensemble des facultés mentales permettant de comprendre les choses et les faits, de découvrir les relations entre eux. Cette définition laisse entendre que l’intelligence est une aptitude s’appliquant à tout les domaines de la vie courante, l’évidence étant que nous utilisons notre cerveau pour à peu près tout. Or, en réalité, nous avons tendance à la limiter à des stéréotypes restrictifs, abaissant du même coup tout ceux ne faisant pas partie de cette catégorie arbitraire.
Les personnes que nous qualifions d’intelligentes ont la plupart du temps tout simplement des attributs intellectuels plus ou moins adaptés à la société. Nous sommes intelligent si nous avons un doctorat, si nous nous exprimons avec des termes savants, si nous en savons beaucoup sur un sujet jugé complexe, si nous marquons 180 dans un test QI… Mais nous sommes aussi intelligent si nous arrivons à bien articuler en public, à soudoyer la serveuse pour nous trouver une place au restaurant ou toute autre compétence ou astuce sociale.
Il serait plus approprié de qualifier ce que je viens tout juste de décrire d’intelligence sociale plutôt que d’intelligence tout court. Mais nous aimons généraliser et la plupart ne font malheureusement pas la différence entre les divers types d’intelligences.
Par exemple, je peux vous dire que ma mère a une intelligence émotionnelle que je n’aurai peut-être jamais. Un mathématicien logique et froid ne saurait compétitionner dans le même domaine qu’elle, à savoir les relations humaines. Ce type d’intelligence peut être décrit comme L’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres.¹
De son côté, Wayne Dyer qualifie le véritable critère de l’intelligence comme “l’aptitude à vivre une existence efficace et heureuse chaque jour et à chaque instant de la journée”, ce que je considère plutôt comme une autre forme d’intelligence : l’intelligence à profiter du moment présent. Comprendre l’importance du moment présent est une forme d’intelligence essentielle au bonheur humain dont plusieurs pourraient bénéficier.*
La morale? Selon moi, nous avons fondamentalement le choix entre deux définitions : celle qui favorise la séparation, l’élitisme et la compétition malsaine et celle qui promouvoit l’égalité, la paix d’esprit et l’harmonie sur Terre. Laquelle choisirez-vous?
*La liste est loin d’être exhaustive.
1. Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Intelligence_%C3%A9motionnelle
Tags: bonheur, compétition, définition, égalité, égo, Intelligence, mental, moment présent, paix d'esprit, séparation, société, Wayne Dyer, Wikipédia
Félix | 28 novembre 2010 dans Psychologie | Comments (1)
« Si vous croyez qu’il suffit de se tourmenter assez longtemps pour changer un événement passé, c’est que vous habitez une autre planète où la réalité est différente. »
—Wayne W. Dyer
Je vais vous dire un secret. L’égo a un petit penchant naturel pour la névrose et la culpabilité en est une grande et populaire. Et grâce à la société et à ses conditionnements névrotiques, la plupart d’entre-nous sommes aujourd’hui de véritables machines à culpabilisation, aux profits de la psychanalyse.
Il est normal de se culpabiliser momentanément à cause d’une faute à notre code moral : c’est une émotion forte qui renforce notre sentiment de responsabilité. Mais y patauger sans retenue pendant longtemps est absolument absurde :
“De tout les comportements erronés, la culpabilité est le plus inutile. Elle aboutit à un gaspillage d’énergie sans égal. Pourquoi ? Parce que, par définition, on est bloqué dans le présent à cause de quelque chose qui s’est déjà produit — or, jamais le sentiment de culpabilité n’a changé le cours de l’histoire.” (Wayne W. Dyer, Vos zones érronées)
Lorsque je parle de conditionnement social, c’est qu’il peut paraître inhumain de ne pas se culpabiliser pour une faute que l’ont a commise envers autrui, dépendamment de la gravité de celle-ci. Mais ce que l’ont dit rarement, c’est que la culpabilité ne règle rien, alors que de prendre des mesures pour se faire pardonner ou du moins en apprendre quelque chose et s’assurer de ne refaire la même erreur par la suite est parfaitement salutaire.
Comme le fait de ne pas accepter la réalité, la culpabilité est un blocage à notre développement personnel et peut se résoudre en la remplaçant tout simplement par de l’intelligence active. Il y a une différence entre se culpabiliser et tirer des leçons du passé. Contrairement à la culpabilité qui n’est que de l’énergie gaspillé, apprendre de nos erreurs est une habitude saine et indispensable à notre épanouissement. La prochaine fois que vous serez sur le point de vous culpabiliser, attardez-vous donc d’abord à régler mentalement le problème et tirez-en une leçon ; vous serez surpris de constater comment la culpabilité aura vite perdu tout son sens. Vous comprendrez alors la futilité de s’attarder dans ce bourbier émotionnel.
Et vous? Avez-vous saisit l’inutilité de la culpabilité? Jusqu’à quel enfer vous a t-elle mené?
Articles reliés :
Tags: blocage, conditionnement, culpabiliser, culpabilité, définition, développement personnel, égo, émotion, épanouissement, erreur, intelligence active, mental, névrose, passé, réalité, société, Wayne Dyer
Félix | 24 octobre 2010 dans Pratique,Psychologie | Comments (0)
« Nous avons un immense talent pour interpréter la réalité avec une créativité horrifiante. »
—Benoit Rancourt
C’est une chose admirable que d’accepter la réalité, mais lorsque celle-ci est déformée ou distortionnée par notre jugement, y adhérer peut parfois être encore pire. Pour cette raison, il est impératif lors du processus d’acceptation de considérer l’interprétation souvent trompeuse du mental.
Un exemple populaire est le perfectionniste qui, incapable de s’évaluer correctement, ne vise que tout ou rien : c’est un gagnant ou un perdant ; un génie ou un raté. On peut aussi penser à ceux qui ont des conclusions trop hâtives, qui généralisent excessivement ou qui ont tendance à tout exagérer ou à tout minimiser.
Mais s’il nous arrive effectivement de déformer la réalité, comment s’en apercevoir lorsque nous le faisons? Benoit Rancourt nous propose, dans son livre Franchir les étapes de la conscience (c’est la dernière fois que je le cite!), d’opposer nos réactions spontanées à de nouvelles réactions rationnelles possibles. Par exemple :
Ce qui arrive : Hélène ne s’est pas présentée à mon rendez-vous.
Réaction spontannée : Hélène ne veut rien savoir de moi. C’est la déception totale.
Réaction rationnelle : Elle a peut-être eu un empêchement.
Ce qui faut absolument se rappeler dans ce genre de cas, c’est qu’il est souvent impossible de vérifier l’exactitude des faits dans l’instant. Dans cet exemple, il faudra donc attendre de reprendre contact avec Hélène. Et j’entends le lecteur s’écrier : « Évidemment! ». Mais malgré cette apparente évidence de bon sens, combien de gens choisissent instantanément l’interprétation la plus douloureuse? Combien de gens se font ainsi du mal sans raison?
« Je déforme la réalité, je l’interprète en fonction de ma propre histoire personnelle et il ne me vient pas à l’esprit de vérifier ma façon de penser. Nos émotions douloureuses sont souvent causées par nous-mêmes, et non par la réalité extérieure. C’est notre discours intérieur qui est la cause première de notre malheur. » (Benoit Rancourt)
La désillusion est donc une étape essentielle à entreprendre avant d’accepter la réalité. C’est un léger ajustement de parcours qui peut nous éviter bien des complications, dont une populaire névrose.
Et vous? Peut-être avez-vous de la difficulté à rester rationnel dans certaines situations? Ou si vous êtes passés maître dans l’art du bon sens, comment arrivez-vous à déjouer votre mental?
Articles reliés :
Tags: Benoit Rancourt, bon sens, définition, désillusion, égo, jugement, mental, névrose, perfectionniste, réalité
Félix | 12 septembre 2010 dans Philosophie | Comments (2)
« Une des tâches les plus difficiles données à l’homme est de renoncer à lui-même, au désir de se mettre en avant, à vouloir que le monde corresponde à l’idée qu’il s’en fait. »
—K. G. Durkheim
L’égo ne voit rarement les choses comme elles le sont réellement. Plus une réalité est susceptible de nous faire du mal, plus l’égo a le réflexe de nous la voiler ou de l’interpréter à son avantage. La tendance contraire ne serait tout simplement pas en accord avec ses principes. Si l’égo est un instrument de survie, pourquoi accepterait-il une perspective qui peut nous faire du tort? Et nous savons tous combien le mental a le pouvoir de concrétiser nos pensées. Mais l’égo ne pense pas à long terme et accepter la réalité est une des concessions les plus intelligentes que nous puissions faire dans une vie.
Accepter ne signifie pas être d’accord. Nous ne sommes pas nécessairement d’accord avec les accidents d’autos, les catastrophes naturelles et les drames en général mais nous pouvons les accepter.
En théorie, l’acceptation semble être un parcours relativement simple à entreprendre, mais c’est est une tâche extrêmement effrayante pour l’égo car cela signifie sa mort ; c’est son sentier suicidaire par excellence. Pour l’égocentrique, cela peut donc faire terriblement mal et même être un chemin carrément inenvisageable (Qui se jetterait de son plein gré en bas d’une falaise?).
« Tout ce qui arrive doit être reconnu, accepté, du stylo qui permet d’écrire jusqu’à l’accident de voiture qui décime toute une famille parce que tout ça existe, tout ça arrive. Mais l’ego a peine à reconnaître ce qui le fait souffrir et le prive de ses biens matériels et affectifs. Il criera NON à cette réalité qui pourtant, existe bel et bien. » (Benoit Rancourt)
Et quoi de plus assagissant que d’accepter ce qui existe, tout simplement.
Article relié :
Tags: acceptation, accepter, définition, Durkheim, égo, égocentrique, matériel, mental, mort, réalité
Félix | 31 août 2010 dans Philosophie,Psychologie,Spiritualité | Comments (2)
« Globalement, l’égo est notre système de survie sur cette terre. »
—Benoit Rancourt
Plus je m’intéresse à l’égo et plus je me rends compte qu’une description exhaustive de celui-ci est un projet ambitieux. Lorsque je crois avoir saisi sa définition, mes lectures me rappellent vite le contraire, et je retombe aussitôt dans une quête de savoir démesurée.
Revenons aux bases. L’égo est constitué du corps et du mental (à ne pas confondre avec l’esprit ou le « moi profond »). C’est une sorte de superordinateur qui, grâce à des milliers d’années d’évolution, assure consciament et inconsciament notre survie. Il est donc tout simplement impossible de se séparer complètement de lui sans… eh bien sans mourir!
Seulement, l’égo a tendance à se prendre pour Dieu. Il se satisfait rarement de nous maintenir uniquement en vie. Tout ce qui dépasse du cadre de la simple survie peut très bien être une illusion délétère. Comme le psychologue Benoit Rancourt l’illustre dans son livre Franchir les étapes de la conscience, pour sa propre sécurité, une personne peut très bien être poussé à amasser plus d’argent, sa motivation étant un besoin élémentaire et socialement légitime de l’égo. Mais en ce qui le concerne, la ligne entre le nécessaire et le superflu est inexistante. Sans intervention, les caprices égocentriques peuvent facilement mener à la névrose :
« L’ego est très doué pour apprendre et pour mettre au point de nouvelles stratégies de satisfaction, mais peut facilement manquer de discernement et de sagesse. En cas de souffrance, il peut décider de refaire encore la même chose pour essayer d’obtenir un plus grand plaisir. Ainsi, sur le plan de la sécurité, combien de millions me faudra-t-il pour m’assurer une retraite confortable ? Après un millions je ne me sens pas encore assez en sécurité et me voilà en route pour un second million. »
Ces excès déraisonnables sont également ce que j’entends par « illusions de l’égo ».
En espérant vous avoir éclairé un peu plus sur ce sujet excessivement complexe!
Article relié :
Tags: Benoit Rancourt, besoin, corps, définition, dieu, égo, égocentrique, esprit, évolution, Franchir les étapes de la conscience, illusion, mental, satisfaction, souffrance, survie