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Comment éliminer son besoin d’approbation

Félix | 10 octobre 2010 dans Pratique,Psychologie | Comments (6)

Je parle d’éliminer même si en réalité le bon terme serait plus atténuer. La raison est que si vous avez lu mes deux derniers articles, vous avez sûrement deviné que, comme toute composante de l’égo, le besoin d’approbation a son utilité, la première étant toujours la survie. Il serait donc déraisonnable (et de toute façon impossible) de s’en débarrasser complètement. Nous aurons toujours, bien que dans des mesures très variables pour chacun d’entre-nous, besoin d’être accepté et aimé par les autres. Il s’agit seulement d’apprendre à reconnaître ce besoin lorsqu’il arrive, de se demander s’il est vraiment utile aux circonstances du moment et de savoir le maîtriser et passer par dessus s’il ne l’est pas.

Ce qui suit a été fortement inspiré de l’article How to Stop Needing Approval de life-with-confidence.com

Avant se s’attaquer au besoin, il faut le comprendre. Bien souvent, ce que nous cherchons chez les autres (l’approbation, l’affection, l’amour, etc.) est tout simplement ce que nous devrions nous offrir à nous-même en premier lieu. Un bon exemple est le fait qu’il est impossible d’aimer quelqu’un d’autre sans d’abord s’aimer soi-même. Avant de commencer à chercher l’approbation d’autrui à tout prix, demandez-vous s’il n’y aurait pas moyen de remplir le vide vous-même. Il est impératif de comprendre que peu importe l’approbation que vous obtiendrez des autres, vous ne serez jamais complètement rassasié car la personne la plus importante ne vous donne pas la sienne : vous-même. Nous devons ainsi prendre la responsabilité de remplir nous-même les vides en nous avant de chercher à les combler ailleurs.

Avez-vous déjà songé à tout le temps et les efforts gaspillés à tenter de vous faire accepter ainsi par les autres? Si cela vous fait défaut, commencez donc par apprendre à vous respecter vous-même. N’importe quelle personne qui se respecte connait la valeur de son temps et de ses efforts ; elle ne s’épuiserait sûrement pas à essayer de se faire valoir de la sorte lorsqu’elle sait que ce qui l’attend ne vaut de toute façon pas plus que ce qu’elle peut elle-même s’offrir.

Si vous vous attendiez à des solutions pratico-pratiques, vous êtes peut-être sur le mauvais blogue! Si vous me lisez depuis longtemps, vous aurez compris que ce que j’écris est un concentré de connaissances et de réflexions personnelles. Je suis sûr que si vous prenez le temps de méditer sur ces sujets, vous trouverez à coup sûr la solution individuelle à votre problème.

Égo-illusions, c’est une invitation à l’introspection!

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Le rôle de la victime

Félix | 1 janvier 2010 dans Psychologie | Comments (0)

« Victime: adj. et n.f. Qui sacrifie volontairement sa vie, son bonheur. »

—Larousse.fr

Nous sommes tous plus ou moins victimes des évènements de notre vie, mais certains profitent à tort de ce rôle pour éviter l’introspection. En psychologie, je crois que cela s’appelle l’orientation externe; c’est le cas ou la personne mise sur les évènements extérieurs de sa vie pour orienter celle-ci. Si vous ne reconnaissez pas ce comportement en vous, alors vous le reconnaîtrez sûrement chez un ami ou un membre de la famille, car c’est un réflexe très courant de l’égo.

Qu’on se comprenne bien. Le rôle de la victime est un choix. C’est un rôle que nous adoptons nous-mêmes car il nous permet de fuir nos responsabilités ou de manipuler les autres. Si vous ou un proche continuez toujours à utiliser ce comportement, c’est qu’il doit consciemment ou inconsciemment vous procurer des avantages à quelque part.

Prenons l’exemple d’une mère qui se sert de son rôle de victime pour amener son garçon à faire une tâche. Ses jouets traînent dans le salon depuis longtemps et elle aimerait bien qu’il les remonte dans sa chambre à l’étage. Sa mère n’a pas envie de le faire à sa place, et c’est compréhensif. Mais voyez-vous, elle n’a pas non plus envie de lui faire la leçon (il y aurait d’autres choix bien plus intelligents, mais limitons-nous à ceux-ci). Elle utilise alors sa mauvaise condition (par exemple: un mal de dos) pour le convaincre de faire le travail à sa place. Et ça marche! Les gens accrochent volontairement à ce genre de manipulation car elle réveille en nous un fort sentiment de culpabilité. Bien que munie des meilleures intentions du monde, cette femme cherche à rendre son fils coupable afin de l’amener à faire ce qu’elle veut.

La victime habile, avec un peu de chance, saura faire son chemin dans la vie mais son éventail de choix restera très restreint car elle dépendra toujours d’évènements extérieurs à elle-même pour expliquer son sort.

Vous avez sûrement déjà adopté ce rôle de victime à un moment ou à un autre. Ou serait-ce la description d’un personnage de votre entourage? Racontez-nous votre histoire!

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