Matérialiste, moi?
« Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l’esprit, et de la vie future une absurdité. »
—Charles Darwin
Je sens déjà votre égo prendre le dessus. Vous vous définissez comme un être charitable, spiritualiste. Mais au fond de vous, vous ressentez tout de même un certain inconfort à vous départir de votre superflu. Après tout, vous avez durement mérité tout ce que vous avez accumulé jusqu’à présent. Vous travaillez d’arrache-pied tous les jours pour vous payer ce luxe. Vous trouvez que tout cela vous embellit, vous donne une certaine valeur. Une chose en entraîne une autre et vous en venez à croire que votre identité en dépend, ce qui nous amène directement à l’une des 6 grandes illusions de l’égo: Nous sommes ce que nous avons (acquérons, possédons).
Cette illusion nous mène la vie dure. La plupart d’entre-nous passons notre vie à renforcer cette croyance destructive. Malheureusement, comme beaucoup d’autres habitudes égocentriques, beaucoup n’y songe sérieusement qu’après une expérience de mort imminente. Vous connaissez le dicton: « Personne ne s’est jamais dit sur son lit de mort « J’aurais du passer plus de temps au bureau. »" Faut-il attendre l’infarctus pour réaliser que l’argent ne fait pas nécessairement le bonheur?
Vous êtes donc ce que vous avez. L’ambition classique mène votre vie. Elle vous permet de rester dynamique, de faire tourner l’engrenage du quotidien.
Le problème? Qu’arrive t’il lorsque tout s’envole? Qu’arrive t’il lorsque vous perdez la grosse maison, la belle voiture, le compte en banque? Eh bien, si on s’en tient au raisonnement, vous n’êtes plus rien, car toutes ces choses vous définissent, vous et votre bonheur.
La solution? Donnez. Donnez et ne demandez rien en retour. Ne gardez que le nécessaire. Débarrassez-vous de tout superflu. Vous apprendrez alors une dure leçon à votre égo. Vous transcenderez ce besoin d’associer votre identité à ce que vous avez accumulé jusqu’à maintenant. Certes, vous serez moins riche en biens et matériel, mais vous déposerez à chaque fois quelque chose d’inestimable dans le compte en banque de votre esprit. Paradoxalement, vous verrez les périodes d’abondances se multiplier, car l’univers tentera de vous rendre la pareille.
Il y a aussi ce que le Dr. Wayne Dyer appel l’ambition spirituelle, qui, en apparence, ressemble en touts points à l’ambition classique, mais diffère entièrement au niveau des croyances. L’ambition classique dépend d’une certaine course, une bataille que nous livrons chaque jour pour nous hisser au sommet du monde. Bien que noble en apparence, elle n’a pas de fin en elle-même; soyons honnête, il n’y a aucune chance que nous en sortions un jour rassasié. L’ambition spirituelle, tant qu’à elle, se base entièrement sur l’image que nous avons de la vie dont nous rêvons. Elle provient d’un désir authentique, un rêve qui n’attend que nous. Elle n’a aucun concurrent, car elle n’a que faire des échelons. C’est un concept que je tenterai de mieux définir dans un prochain article.
D’ici là, j’attends impatiemment vos commentaires!