Félix | 5 septembre 2010 dans Philosophie | Comments (4)
« La sécurité ne peut être convoitée que par une personne insécure. »
—Wayne W. Dyer
Accumulons-nous dans le but de mieux vivre, ou vivons-nous dans le but d’accumuler ?
Comme je l’expliquais dans mon dernier article, le superordinateur qu’est l’égo a été spécifiquement programmé par des milliers d’années d’évolution pour continuellement trouver de nouvelles solutions à nos problèmes dans le but de survivre. Mais l’égo ne sait pas s’arrêter et celui qui s’y identifie cour manifestement après la névrose, notamment en ce qui concerne l’accumulation d’argent et de matériel.
Tant qu’une personne s’identifiera à son égo, de grandes illusions risquent de la mener à accumuler dans le but d’être heureuse.
Le besoin qui pousse notre égo à vouloir accumuler est de toute évidence un besoin de sécurité. Depuis la nuit des temps, nous élaborons continuellement de nouvelles stratégies pour satisfaire ce besoin de base. Il n’est pas rare de connaître quelqu’un dont la vie se résume à travailler, même si cette personne a visiblement tout ce qu’il lui faut pour bien fonctionner. Et si je ne vais pas plus loin dans cet exemple c’est que ce que je tente d’illustrer tombe d’après moi sous le sens.
Suis-je le seul à avoir compris que la sécurité extérieure est une illusion ? Pour les plus névrosés d’entre nous, ne risquons-nous pas, à force de chercher constamment plus de confort matériel, de ne plus y voir de fin ? Certes, elle peut générer bien des bonheurs pour celui qui sait en profiter, mais n’existe-t-il pas un plaisir plus grand et plus durable que le fait de voir notre compte en banque grimper ? Qu’en est-il de la sécurité intérieure ?
Article très vague vous me direz sûrement, et c’est délibéré.
Matière à réflexion, je vous répondrai !
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Tags: accumulation, accumuler, besoin, bonheur, égo, Identité, illusion, matériel, névrose, sécurité, sécurité intérieure, survie, Wayne Dyer
Félix | 29 janvier 2010 dans Spiritualité,Subjectif | Comments (0)
« Nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine. »
—Wayne W. Dyer
Beaucoup de gens se regardent dans le miroir et y voient l’essentiel de leur identité. Ils se disent que c’est tout ce qu’il y a à voir, que cette enveloppe corporelle les définit. Je serais également porté à penser de la même manière mais j’ai maintenant une perspective bien différente.
Je comprends que je suis avant tout un esprit, un être spirituel enfermé dans un corps de chair, d’os et de sang. Je me vois d’un œil extérieur. Je ne considère plus mon corps comme le centre de tout, ni même une partie de moi-même. Je le vois tout simplement comme un véhicule nécessaire pour jouir de cette réalité que l’on appel « la vie ».
Sachez bien que cela ne m’empêche pas d’avoir une hygiène convenable, une bonne alimentation et une vie active car par-dessus tout je suis conscient que c’est le seul corps auquel j’ai accès. Il y a aussi le fait que je me soucie aussi de mon apparence comme tout le monde — bien qu’à un autre degré.
Dans mon local d’entraînement, sur mon mur, j’y ai collé la phrase suivante: « Living from the soul, taking care of the body. » qui se traduirait grossièrement par: « Vivre par l’esprit tout en prenant soin du corps. » À chaque fois que mon regard croise cette affirmation, peu importe mon état d’esprit du moment, je change aussitôt de perspective. Je me retrouve dans une vue d’esprit, ce qui est très bénéfique pour mon entraînement physique car cela me permet de contrôler davantage mon égo, qui préfèrerait souvent rester inerte sur le canapé.
Nous ne sommes pas notre corps. Voyons le plutôt comme un curriculum de vie. Prenons-en le plus grand soin, tout en gardant un point de vue externe à celui-ci.
Tags: corps, égo, Identité, Wayne Dyer
Félix | 17 décembre 2009 dans Philosophie,Spiritualité | Comments (0)
« Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l’esprit, et de la vie future une absurdité. »
—Charles Darwin
Je sens déjà votre égo prendre le dessus. Vous vous définissez comme un être charitable, spiritualiste. Mais au fond de vous, vous ressentez tout de même un certain inconfort à vous départir de votre superflu. Après tout, vous avez durement mérité tout ce que vous avez accumulé jusqu’à présent. Vous travaillez d’arrache-pied tous les jours pour vous payer ce luxe. Vous trouvez que tout cela vous embellit, vous donne une certaine valeur. Une chose en entraîne une autre et vous en venez à croire que votre identité en dépend, ce qui nous amène directement à l’une des 6 grandes illusions de l’égo: Nous sommes ce que nous avons (acquérons, possédons).
Cette illusion nous mène la vie dure. La plupart d’entre-nous passons notre vie à renforcer cette croyance destructive. Malheureusement, comme beaucoup d’autres habitudes égocentriques, beaucoup n’y songe sérieusement qu’après une expérience de mort imminente. Vous connaissez le dicton: « Personne ne s’est jamais dit sur son lit de mort « J’aurais du passer plus de temps au bureau. »" Faut-il attendre l’infarctus pour réaliser que l’argent ne fait pas nécessairement le bonheur?
Vous êtes donc ce que vous avez. L’ambition classique mène votre vie. Elle vous permet de rester dynamique, de faire tourner l’engrenage du quotidien.
Le problème? Qu’arrive t’il lorsque tout s’envole? Qu’arrive t’il lorsque vous perdez la grosse maison, la belle voiture, le compte en banque? Eh bien, si on s’en tient au raisonnement, vous n’êtes plus rien, car toutes ces choses vous définissent, vous et votre bonheur.
La solution? Donnez. Donnez et ne demandez rien en retour. Ne gardez que le nécessaire. Débarrassez-vous de tout superflu. Vous apprendrez alors une dure leçon à votre égo. Vous transcenderez ce besoin d’associer votre identité à ce que vous avez accumulé jusqu’à maintenant. Certes, vous serez moins riche en biens et matériel, mais vous déposerez à chaque fois quelque chose d’inestimable dans le compte en banque de votre esprit. Paradoxalement, vous verrez les périodes d’abondances se multiplier, car l’univers tentera de vous rendre la pareille.
Il y a aussi ce que le Dr. Wayne Dyer appel l’ambition spirituelle, qui, en apparence, ressemble en touts points à l’ambition classique, mais diffère entièrement au niveau des croyances. L’ambition classique dépend d’une certaine course, une bataille que nous livrons chaque jour pour nous hisser au sommet du monde. Bien que noble en apparence, elle n’a pas de fin en elle-même; soyons honnête, il n’y a aucune chance que nous en sortions un jour rassasié. L’ambition spirituelle, tant qu’à elle, se base entièrement sur l’image que nous avons de la vie dont nous rêvons. Elle provient d’un désir authentique, un rêve qui n’attend que nous. Elle n’a aucun concurrent, car elle n’a que faire des échelons. C’est un concept que je tenterai de mieux définir dans un prochain article.
D’ici là, j’attends impatiemment vos commentaires!
Tags: ambition spirituelle, bonheur, Charles Darwin, définition, dieu, don, égo, Identité, illusion, matérialisme, matérialiste, matériel, superflu, valeur, Wayne Dyer