Articles marqués ‘égocentrique’

L’égo, un handicape social

Félix | 4 mars 2010 dans Philosophie,Psychologie,Spiritualité | Comments (1)

L’égo peut être un handicape social à plusieurs niveaux.

Pour commencer, L’égocentrique croit qu’il est complètement séparé des autres. Il ne réalise pas le lien très étroit qui nous unis tous. Pas seulement par notre caractère humain, mais aussi par la conscience (Dieu, la Source, etc.). Cet état d’esprit a des répercussions sociales très importantes car les relations sont alors banalisées; la fraternité est une notion fictive. En se privant de chaleur humaine, la personne finit tôt ou tard par ressentir un grand vide dans sa vie.

Ironiquement, l’égo peut aussi nous pousser à chercher maladivement l’attention des autres. Cette façon d’être contribue malheureusement à un grand paradoxe social qui veut que les gens ne sont pas attirés par ceux qui manifestent ce genre de besoin. Ces gens croient avoir besoin d’amour, alors que tout ceci n’est qu’un jeu malsain organisé par leur égo*.

Mais l’égo n’est pas qu’un boulet social. Il peut par exemple nous pousser, par l’intermédiaire de son besoin d’attention, à sortir de chez nous et à faire de nouvelles rencontres. C’est aussi lui qui nous empêche de faire le fou en présence de notre patron. En fait, à moins d’avoir étudié la dynamique sociale à l’école, c’est probablement notre égo qui nous a permis de nous frayer un chemin dans la société jusqu’à présent.

Il y aurait beaucoup à dire sur les conséquences sociales de l’égo mal maîtrisé. Pour avancer les propos d’Eckhart Tolle, maître spirituel contemporain, je crois que la société est embarquée dans une névrose tellement populaire qu’elle passe complètement inaperçue aux yeux du monde. Elle est selon moi la source de bien des maux et l’humanité est loin d’y avoir trouvé son équilibre, toutes guerres et souffrances inutiles en évidence. Mais je vois aussi beaucoup d’amour, et l’amour est une force universelle qui n’a définitivement rien à voir avec l’égo. Si jamais il vous advenait de perdre foi en l’humanité, regardez autour de vous. L’amour est partout, ne serait-ce que dans l’anodin petit sourire de votre voisin.

*Je crois que nous avons tous un profond besoin d’aimer, contrairement au besoin illusoire d’être aimé, qui n’est plus un souci lorsque l’égo est maîtrisé. Pour vous en faire prendre conscience rapidement, imaginez tout simplement quelqu’un que vous n’aimez pas. Que cette personne vous aime ou non, remarquez que cela ne change rien à votre vie. Vous pourriez même vous sentir mal à la place de cette personne pour vous aimer alors que vous vous ne l’aimez pas. Merci à ma mère Andrée Lyonnais pour m’avoir fait réaliser cette incongruence!

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Mon égo me parle si fort…

Andrée Lyonnais | 3 janvier 2010 dans Philosophie,Spiritualité,Subjectif | Comments (0)

Est-ce qu’il vous arrive certains jours que votre égo vous parle tellement fort qu’il réussit à vous déstabiliser, à créer des doutes dans votre esprit, à vous faire faire ou dire des choses qui ne semble pas venir de vous, de votre fort intérieur, de votre âme?

Ces jours-là, il n’est pas facile de vivre avec soi, avec les autres et encore moins avec son égo qui exige toute la place à lui seul… tel un égoïste. Il est habile et rusé; il connait bien les subterfuges, les façons de faire et surtout il connait le juste moment pour nous montrer une image plutôt laide de nous-mêmes. Une image déformés par notre envie, notre jalousie, notre prétention, notre colère… que nous essayons souvent de dissimuler sous une fausse humilité.

L’égo aime bien se nourrir de ces faiblesses, car cela lui permet de croire qu’il est le plus fort, plus fort que notre autre côté, soit celui de notre véritable humilité. Il n’aime pas nous faire voir une saine image de nous; notre côté humble. En fait, l’égo a un seul but… attirer notre attention, et ce, afin de garder la première place dans notre personnalité, soit celle de l’égocentrique.

Malheureusement pour lui et heureusement pour notre humilité, celle-ci gardera toujours la première place au fond de soi si nous portons attention à ce que nous lui offrons comme saine alimentation.

Ce qu’elle préfère? Le don… précisément le don de soi!

Au plaisir d’échanger!

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La source de bien des conflits

Félix | 25 décembre 2009 dans Pratique,Psychologie | Comments (1)

« C’est avoir deux fois raison que de céder à quelqu’un qui a tort. »

—Jules Petit-Senn

Celui qui croit en son point de vue n’a pas besoin de passer son temps à essayer de le prouver aux autres. Loin d’être anodine, cette habitude égocentrique peut vous ruiner une journée en un instant. Elle est aussi à mon avis la source de bien des conflits.

Pourquoi tenons-nous tant à avoir raison? Après longue réflexion, il n’y a que deux intentions distinctes qui me viennent à l’esprit. Remarquez que je ne suis pas psychologue; ce qui suit n’est que le fruit d’une introspection régulière. Si vous en connaissez d’autres, merci de me le faire savoir à l’aide de l’option « Commentaires » en dessous du titre de l’article ou par l’option Contact.

La première traduit inévitablement un manque de confiance en soi. C’est le cas où votre valeur est en jeu. Beaucoup s’entêteront à défendre leurs idées au détriment de leur bien-être. Certains prendrons conscience de leurs torts, mais continuerons à contribuer au conflit, par pur orgueil. Évidemment, seul celui qui possède un égo imposant se fera prendre à un tel piège. Les gens qui n’ont que faire de leur réputation ne perdront tout simplement pas leur temps et énergie à essayer de faire valoir leurs mensonges.

Les autres seront motivés par les plus belles intentions du monde. Ce sera alors une question d’influence. Le moment où l’égo entre en jeu, c’est lorsque vous vous apercevez que vos efforts donnent l’effet contraire mais que vous continuez malgré tout à essayer de faire valoir votre point de vue à l’autre. Si vous êtes bel et bien motivé par de bonnes intentions, alors posez-vous la question suivante: « est-ce la meilleure façon de me faire comprendre? ». En général, lorsque j’obtiens de la résistance, j’arrête. Je ne tiens pas à agresser et c’est ce que vous vous apprêtez à faire lorsque vous dépassez les limites de l’autre. Sachez reconnaître ces limites, car ce sont d’excellents indicateurs.

Vous avez déjà surement vécu de telles expériences. Comment vous êtes-vous sentit? Que vous ont-elles apprit sur vous-même? Avez-vous toujours l’habitude de rentrer dans ce genre de conflit?

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