Articles marqués ‘égo’

La souffrance psychologique

Félix | 7 novembre 2010 dans Psychologie | Comments (0)

« La souffrance résulte d’un conflit entre les hommes et les lois qui régissent l’univers. »

—Thorwald Dethlefsen

La souffrance psychologique est le moyen de l’égo de nous indiquer qu’un de ses besoins n’est pas satisfait. Elle n’est possible que lorsqu’il y a attachement émotionnel et/ou investissement. Lorsqu’un de ces liens est menacé, le résultat est toujours souffrance : colère, dégout, tristesse, peur, etc. Pour illustrer rapidement ce principe, imaginez qu’un de vos proche se meure d’une maladie grave. Maintenant imaginez un parfait inconnu dans le même sort.

Si nous voulons à tout prix éviter la souffrance psychologique, il n’y aurait donc en théorie qu’à ne plus s’attacher aux choses, aux personnes ou aux évènements qui sont susceptible de s’altérer et sur lesquelles nous n’avons pas un contrôle absolu, autrement dit : tout ce qui existe. Seulement, et heureusement pour nous, un tel détachement est tout simplement innenvisageable dans le cadre d’une vie normale.

La souffrance psychologique doit plutôt être vu comme un allié. La honte, par exemple, nous apprend à vivre en société car elle nous signale par le biais de son émotion négative les limites à ne pas dépasser. Si j’arrive en sous-vêtements au travail, le regard déconcerté de mes collègues fera naître en moi un fort sentiment de honte qui me rappellera sans doute d’arriver habillé le lendemain. Elle régule donc ainsi nos relations sociales.

Finalement, ce n’est que lorsqu’on comprend que la souffrance est un allié qu’on accepte avec entrain de sortir de sa zone de confort, chose nécessaire à tout développement personnel profond. Comprendre le véritable objectif de la souffrance, c’est se donner une raison de l’endurer. À un autre degré, c’est se donner une raison d’entrer au cœur de celle-ci pour la comprendre et éventuellement la transcender.

La semaine prochaine je tenterai de démontrer l’importance de prendre la responsabilité de sa souffrance. D’ici là, j’attends impatiemment vos commentaires!

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La fausse modestie

Félix | 31 octobre 2010 dans Philosophie,Psychologie | Comments (1)

« La fausse modestie consiste à se mettre sur le même rang que les autres pour montrer qu’on les dépasse. »

—Sully Prudhomme

L’humilité et la discrétion sont des qualités très encouragées en société, et avec raison. Qu’arriverait-il si tout le monde se mettait à manquer de retenue et s’abandonnait ainsi librement à leurs caprices égocentriques? Ces deux qualités sont fondamentales non seulement à celui ou celle qui désire vivre aisément en société mais aussi à celui ou celle qui convoite la paix d’esprit : l’humilité se reflétant autant dans nos relations avec autrui que dans nos discours internes. Étant supposément le contrepoison de l’orgueil (Voltaire), on ne peut que se demander ce qu’elle fait dans les attitudes et les paroles d’un égocentrique. Ce que je vais donc tenter de clarifier, c’est la différence entre celle qui vient du cœur et la fausse modestie, qui n’est, comme le dit Thibault dans son article du même nom, que de l’orgueil déguisé.

La fausse modestie, ou fausse humilité, est un excellent exemple du genre de pièges sournois que l’égo peut avoir dans son arsenal. En croyant bien faire, en croyant neutraliser tout signes d’égocentrisme, nous répondons souvent avec un excès de modestie face à l’éloge de nos mérites. C’est le « Ce n’était rien! » qu’on répond à quelqu’un qui nous complimente sur un de nos exploits. Ce sont aussi les attitudes condescendantes que nous pouvons avoir avec les autres.

La fausse modestie ne nous rendant pas plus honnête personne, elle ne fait en bout de ligne que rajouter à la confusion ; celle qui à trait à la véritable définition de l’humilité :

Être humble, c’est ne pas s’étonner si personne ne prend garde à vous ; c’est ne pas être enflé par le succès, ni découragé par l’insuccès. (Andrew Murray)

L’humilité ayant une définition assez subjective nous avons probablement tous la nôtre. Ce que je tente d’illustrer ici, c’est que sa version la plus pure n’a rien à voir avec l’orgueil ou l’égocentrisme.

Mais que faisons-nous donc de ces éloges de notre personne, de tout ces compliments biens mérités? Eh bien nous les acceptons, tout simplement. Carrément, apprenons à répondre un heureux et sincère « merci » lorsque ça nous arrive. Il ne s’agit donc pas plus de minimiser nos exploits que de les crier sur la place publique ; il s’agit seulement d’être honnête avec soi-même et avec les autres.

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Le mental trompeur

Félix | 24 octobre 2010 dans Pratique,Psychologie | Comments (0)

« Nous avons un immense talent pour interpréter la réalité avec une créativité horrifiante. »

—Benoit Rancourt

C’est une chose admirable que d’accepter la réalité, mais lorsque celle-ci est déformée ou distortionnée par notre jugement, y adhérer peut parfois être encore pire. Pour cette raison, il est impératif lors du processus d’acceptation de considérer l’interprétation souvent trompeuse du mental.

Un exemple populaire est le perfectionniste qui, incapable de s’évaluer correctement, ne vise que tout ou rien : c’est un gagnant ou un perdant ; un génie ou un raté. On peut aussi penser à ceux qui ont des conclusions trop hâtives, qui généralisent excessivement ou qui ont tendance à tout exagérer ou à tout minimiser.

Mais s’il nous arrive effectivement de déformer la réalité, comment s’en apercevoir lorsque nous le faisons? Benoit Rancourt nous propose, dans son livre Franchir les étapes de la conscience (c’est la dernière fois que je le cite!), d’opposer nos réactions spontanées à de nouvelles réactions rationnelles possibles. Par exemple :

Ce qui arrive : Hélène ne s’est pas présentée à mon rendez-vous.

Réaction spontannée : Hélène ne veut rien savoir de moi. C’est la déception totale.

Réaction rationnelle : Elle a peut-être eu un empêchement.

Ce qui faut absolument se rappeler dans ce genre de cas, c’est qu’il est souvent impossible de vérifier l’exactitude des faits dans l’instant. Dans cet exemple, il faudra donc attendre de reprendre contact avec Hélène. Et j’entends le lecteur s’écrier : « Évidemment! ». Mais malgré cette apparente évidence de bon sens, combien de gens choisissent instantanément l’interprétation la plus douloureuse? Combien de gens se font ainsi du mal sans raison?

« Je déforme la réalité, je l’interprète en fonction de ma propre histoire personnelle et il ne me vient pas à l’esprit de vérifier ma façon de penser. Nos émotions douloureuses sont souvent causées par nous-mêmes, et non par la réalité extérieure. C’est notre discours intérieur qui est la cause première de notre malheur. » (Benoit Rancourt)

La désillusion est donc une étape essentielle à entreprendre avant d’accepter la réalité. C’est un léger ajustement de parcours qui peut nous éviter bien des complications, dont une populaire névrose.

Et vous? Peut-être avez-vous de la difficulté à rester rationnel dans certaines situations? Ou si vous êtes passés maître dans l’art du bon sens, comment arrivez-vous à déjouer votre mental?

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Accepter la réalité (suite)

Félix | 17 octobre 2010 dans Pratique,Psychologie | Comments (0)

« Créer la marge entre ce qui est et ce qui devrait se passer est inutile. Il n’y a que ce qui est. »

—Benoit Rancourt

Créer une marge entre la réalité et ce qui « devrait se produire » est ce que nous faisons lorsque nous sommes en colère, déçu ou paniqué.

Lorsqu’on refuse d’acheter un jouet à un enfant, celui-ci passe par la colère. C’est la phase du refus. Une marge entre ce qui est et ce qui « devrait être » entretiendra cette colère jusqu’au moment ou il acceptera finalement la réalité : il n’aura pas le jouet. C’est la phase d’acceptation. L’enfant retrouve alors son calme et recouvre peu à peu le sourire.

L’exemple de l’enfant s’applique toujours à nous mais à un autre degré. En raison de notre conditionnement social, presque tout est maintenant intériorisé. Nous vivons toujours ce même sentiment d’absence de contrôle, cette marge entre deux perspectives. La solution est aussi toujours la même : l’acceptation.

Selon Benoit Rancourt, l’obstacle majeur à l’acceptation est le jugement ; le jugement de son semblable, comme le jugement de soi-même. Sans jugement, il n’y a pas de marge possible ; c’est le jugement qui engendre l’idée que « ce ne devrait pas être comme ça » ou que « ce n’aurait pas dû arriver ». Nous jugeons l’événement ou la réalité et nous perdons ainsi beaucoup de temps à patauger inutilement dans nos sentiments de frustration.

Exemple (tiré de Franchir les étapes de la conscience) :

Ce qui est : L’auto ne démarre pas et je suis en retard…

Ce qui « aurait du être » : L’auto aurait dû démarrer parce que je suis en retard… (jugement)

Et c’est la frustration. Voyez-vous la marge entre ce qui est et ce qui n’est pas? Voyez-vous comment un simple jugement peut nous embarquer dans la névrose?

Au lieu de passer notre temps à juger inutilement les évènements qui nous arrivent, apprenons donc à faire preuve d’intelligence active :

« L’auto ne part pas. Oui, elle est en panne et je suis en retard. [...] Elle est en panne, un point c’est tout, et je dois aller travailler. Qu’est-ce que je fais maintenant? Je prends mon vélo, un taxi, je demande à un ami de venir me reconduire, j’appelle pour prévenir de mon retard, j’appelle le garagiste… » (Benoit Rancourt)

Que faites-vous lorsqu’une situation ou un évènement n’est pas à votre goût? Acceptez-vous facilement ce qui vous arrive? Faites-vous preuve d’intelligence active?

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Comment éliminer son besoin d’approbation

Félix | 10 octobre 2010 dans Pratique,Psychologie | Comments (6)

Je parle d’éliminer même si en réalité le bon terme serait plus atténuer. La raison est que si vous avez lu mes deux derniers articles, vous avez sûrement deviné que, comme toute composante de l’égo, le besoin d’approbation a son utilité, la première étant toujours la survie. Il serait donc déraisonnable (et de toute façon impossible) de s’en débarrasser complètement. Nous aurons toujours, bien que dans des mesures très variables pour chacun d’entre-nous, besoin d’être accepté et aimé par les autres. Il s’agit seulement d’apprendre à reconnaître ce besoin lorsqu’il arrive, de se demander s’il est vraiment utile aux circonstances du moment et de savoir le maîtriser et passer par dessus s’il ne l’est pas.

Ce qui suit a été fortement inspiré de l’article How to Stop Needing Approval de life-with-confidence.com

Avant se s’attaquer au besoin, il faut le comprendre. Bien souvent, ce que nous cherchons chez les autres (l’approbation, l’affection, l’amour, etc.) est tout simplement ce que nous devrions nous offrir à nous-même en premier lieu. Un bon exemple est le fait qu’il est impossible d’aimer quelqu’un d’autre sans d’abord s’aimer soi-même. Avant de commencer à chercher l’approbation d’autrui à tout prix, demandez-vous s’il n’y aurait pas moyen de remplir le vide vous-même. Il est impératif de comprendre que peu importe l’approbation que vous obtiendrez des autres, vous ne serez jamais complètement rassasié car la personne la plus importante ne vous donne pas la sienne : vous-même. Nous devons ainsi prendre la responsabilité de remplir nous-même les vides en nous avant de chercher à les combler ailleurs.

Avez-vous déjà songé à tout le temps et les efforts gaspillés à tenter de vous faire accepter ainsi par les autres? Si cela vous fait défaut, commencez donc par apprendre à vous respecter vous-même. N’importe quelle personne qui se respecte connait la valeur de son temps et de ses efforts ; elle ne s’épuiserait sûrement pas à essayer de se faire valoir de la sorte lorsqu’elle sait que ce qui l’attend ne vaut de toute façon pas plus que ce qu’elle peut elle-même s’offrir.

Si vous vous attendiez à des solutions pratico-pratiques, vous êtes peut-être sur le mauvais blogue! Si vous me lisez depuis longtemps, vous aurez compris que ce que j’écris est un concentré de connaissances et de réflexions personnelles. Je suis sûr que si vous prenez le temps de méditer sur ces sujets, vous trouverez à coup sûr la solution individuelle à votre problème.

Égo-illusions, c’est une invitation à l’introspection!

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