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Accepter la réalité

Félix | 12 septembre 2010 dans Philosophie | Comments (2)

« Une des tâches les plus difficiles données à l’homme est de renoncer à lui-même, au désir de se mettre en avant, à vouloir que le monde corresponde à l’idée qu’il s’en fait. »

—K. G. Durkheim

L’égo ne voit rarement les choses comme elles le sont réellement. Plus une réalité est susceptible de nous faire du mal, plus l’égo a le réflexe de nous la voiler ou de l’interpréter à son avantage. La tendance contraire ne serait tout simplement pas en accord avec ses principes. Si l’égo est un instrument de survie, pourquoi accepterait-il une perspective qui peut nous faire du tort? Et nous savons tous combien le mental a le pouvoir de concrétiser nos pensées. Mais l’égo ne pense pas à long terme et accepter la réalité est une des concessions les plus intelligentes que nous puissions faire dans une vie.

Accepter ne signifie pas être d’accord. Nous ne sommes pas nécessairement d’accord avec les accidents d’autos, les catastrophes naturelles et les drames en général mais nous pouvons les accepter.

En théorie, l’acceptation semble être un parcours relativement simple à entreprendre, mais c’est est une tâche extrêmement effrayante pour l’égo car cela signifie sa mort ; c’est son sentier suicidaire par excellence. Pour l’égocentrique, cela peut donc faire terriblement mal et même être un chemin carrément inenvisageable (Qui se jetterait de son plein gré en bas d’une falaise?).

« Tout ce qui arrive doit être reconnu, accepté, du stylo qui permet d’écrire jusqu’à l’accident de voiture qui décime toute une famille parce que tout ça existe, tout ça arrive. Mais l’ego a peine à reconnaître ce qui le fait souffrir et le prive de ses biens matériels et affectifs. Il criera NON à cette réalité qui pourtant, existe bel et bien. » (Benoit Rancourt)

Et quoi de plus assagissant que d’accepter ce qui existe, tout simplement.

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Qu’est-ce que l’égo? (suite)

Félix | 31 août 2010 dans Philosophie,Psychologie,Spiritualité | Comments (2)

« Globalement, l’égo est notre système de survie sur cette terre. »

—Benoit Rancourt

Plus je m’intéresse à l’égo et plus je me rends compte qu’une description exhaustive de celui-ci est un projet ambitieux. Lorsque je crois avoir saisi sa définition, mes lectures me rappellent vite le contraire, et je retombe aussitôt dans une quête de savoir démesurée.

Revenons aux bases. L’égo est constitué du corps et du mental (à ne pas confondre avec l’esprit ou le « moi profond »). C’est une sorte de superordinateur qui, grâce à des milliers d’années d’évolution, assure consciament et inconsciament notre survie. Il est donc tout simplement impossible de se séparer complètement de lui sans… eh bien sans mourir!

Seulement, l’égo a tendance à se prendre pour Dieu. Il se satisfait rarement de nous maintenir uniquement en vie. Tout ce qui dépasse du cadre de la simple survie peut très bien être une illusion délétère. Comme le psychologue Benoit Rancourt l’illustre dans son livre Franchir les étapes de la conscience, pour sa propre sécurité, une personne peut très bien être poussé à amasser plus d’argent, sa motivation étant un besoin élémentaire et socialement légitime de l’égo. Mais en ce qui le concerne, la ligne entre le nécessaire et le superflu est inexistante. Sans intervention, les caprices égocentriques peuvent facilement mener à la névrose :

« L’ego est très doué pour apprendre et pour mettre au point de nouvelles stratégies de satisfaction, mais peut facilement manquer de discernement et de sagesse. En cas de souffrance, il peut décider de refaire encore la même chose pour essayer d’obtenir un plus grand plaisir. Ainsi, sur le plan de la sécurité, combien de millions me faudra-t-il pour m’assurer une retraite confortable ? Après un millions je ne me sens pas encore assez en sécurité et me voilà en route pour un second million. »

Ces excès déraisonnables sont également ce que j’entends par « illusions de l’égo ».

En espérant vous avoir éclairé un peu plus sur ce sujet excessivement complexe!

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Un simple jugement

Félix | 12 avril 2010 dans Pratique,Psychologie | Comments (5)

Ce matin, quelqu’un m’a jugé. Ce matin, quelqu’un a mis le doigt sur mon égo.

Je sais que cela arrive à tout le monde. Quelqu’un d’important à vos yeux vous juge durement et la première réaction que nous avons est de lui prouver que sa perspective est injustifiée.

Dans ce genre de cas, la plupart des gens ne s’attardent pas assez à ce qui se passe à l’intérieur d’eux. Je suis persuadé que la nature nous a doté d’un égo pour de bonnes raisons, mais ces raisons nous échappent et nous finissons par l’utiliser de la mauvaise façon. Nous finissons par l’utiliser comme catalyseur à une violence insensée, une violence que nous regrettons tous le temps venu.

À titre de suggestions, lorsque cela arrive:

  1. Reprenez votre calme. Ce n’est pas vous, c’est un jugement.
  2. Trouvez la source de votre colère. La colère est une opposition à la réalité. La réalité est que l’autre personne vous voit différemment de votre idéal et que vous ne pouvez pas y faire grand-chose pour l’instant, sinon rien du tout. C’est une caractéristique de l’égo: il n’accepte pas le monde comme tel.
  3. Il y a une raison pour laquelle cette personne vous a jugé ainsi. Parfois, au fond de nous, nous savons que ce jugement est justifié. C’est le début d’une vision objective. À force de s’autoanalyser de la sorte, nous nous perfectionnons. Nous atteignons d’autres degrés de conscience, degrés qui servent à nous comprendre, à nous situer dans le monde. Souvent, un jugement justifié n’est que l’occasion de s’améliorer en tant qu’humain. N’ayez pas peur de demander plus de détails sur le point de vue de votre « agresseur ». C’est au contraire une façon simple et rapide d’en finir avec le conflit.

En théorie, cela semble assez simple. Mais lorsque l’imprévisible nous percute, l’indomptable reprend vite du terrain. Seulement, une nouvelle porte s’est ouverte dans votre conscience et vous ne pouvez plus revenir en arrière. Bénissez ces moments de turbulence, car ce sont d’inestimables occasions d’apprendre à connaître votre égo. Et plus vous le comprendrez, plus vous serez en mesure de bien vous en servir.

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L’égo, un handicape social

Félix | 4 mars 2010 dans Philosophie,Psychologie,Spiritualité | Comments (1)

L’égo peut être un handicape social à plusieurs niveaux.

Pour commencer, L’égocentrique croit qu’il est complètement séparé des autres. Il ne réalise pas le lien très étroit qui nous unis tous. Pas seulement par notre caractère humain, mais aussi par la conscience (Dieu, la Source, etc.). Cet état d’esprit a des répercussions sociales très importantes car les relations sont alors banalisées; la fraternité est une notion fictive. En se privant de chaleur humaine, la personne finit tôt ou tard par ressentir un grand vide dans sa vie.

Ironiquement, l’égo peut aussi nous pousser à chercher maladivement l’attention des autres. Cette façon d’être contribue malheureusement à un grand paradoxe social qui veut que les gens ne sont pas attirés par ceux qui manifestent ce genre de besoin. Ces gens croient avoir besoin d’amour, alors que tout ceci n’est qu’un jeu malsain organisé par leur égo*.

Mais l’égo n’est pas qu’un boulet social. Il peut par exemple nous pousser, par l’intermédiaire de son besoin d’attention, à sortir de chez nous et à faire de nouvelles rencontres. C’est aussi lui qui nous empêche de faire le fou en présence de notre patron. En fait, à moins d’avoir étudié la dynamique sociale à l’école, c’est probablement notre égo qui nous a permis de nous frayer un chemin dans la société jusqu’à présent.

Il y aurait beaucoup à dire sur les conséquences sociales de l’égo mal maîtrisé. Pour avancer les propos d’Eckhart Tolle, maître spirituel contemporain, je crois que la société est embarquée dans une névrose tellement populaire qu’elle passe complètement inaperçue aux yeux du monde. Elle est selon moi la source de bien des maux et l’humanité est loin d’y avoir trouvé son équilibre, toutes guerres et souffrances inutiles en évidence. Mais je vois aussi beaucoup d’amour, et l’amour est une force universelle qui n’a définitivement rien à voir avec l’égo. Si jamais il vous advenait de perdre foi en l’humanité, regardez autour de vous. L’amour est partout, ne serait-ce que dans l’anodin petit sourire de votre voisin.

*Je crois que nous avons tous un profond besoin d’aimer, contrairement au besoin illusoire d’être aimé, qui n’est plus un souci lorsque l’égo est maîtrisé. Pour vous en faire prendre conscience rapidement, imaginez tout simplement quelqu’un que vous n’aimez pas. Que cette personne vous aime ou non, remarquez que cela ne change rien à votre vie. Vous pourriez même vous sentir mal à la place de cette personne pour vous aimer alors que vous vous ne l’aimez pas. Merci à ma mère Andrée Lyonnais pour m’avoir fait réaliser cette incongruence!

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À propos de la paresse

Félix | 26 février 2010 dans Philosophie,Subjectif | Comments (0)

L’égo veut nous faire croire que la vie doit absolument être difficile. À ses yeux, nous devons sans cesse agir sous la contrainte du stress pour nous faire une place dans ce monde. Si nous ne faisons « rien », l’égo nous fait vite savoir, par l’intermédiaire de croyances passées par notre éducation, que ce que nous faisons — ou plutôt ce que nous ne faisons pas — est mal.

J’ai la forte croyance que le temps perdu n’existe pas. Je suis conscient que je m’embarque dans un sujet philosophique assez délicat, mais je crois que ma perspective pourrait aider beaucoup de gens à mieux gérer leur stress. Je sais que ce peut être très difficile à concevoir pour certains mais j’ai la forte conviction que chaque expérience, aussi anodine soit-elle, nous entraîne sur une certaine route, et ce, toujours pour notre plus grand bien. Nous pouvons très bien, par exemple, améliorer notre acuité cérébrale en jouant à des jeux vidéo, avoir des idées d’inventions révolutionnaires en végétant dans son lit ou bien réaliser que la vie est cent fois mieux sans drogues après avoir consommé abusivement une substance X pendant 30 ans. Vous pouvez me sortir n’importe quel exemple de ce que vous considérez comme du temps perdu, je sais que ce ne sera jamais le cas, du moins d’après ma perspective.

Cela ne signifie pas que je prône la véritable paresse, seulement qu’il y a un temps pour faire et un temps pour ne rien faire et que je suis absolument à l’aise avec cette idée. Évidemment par « ne rien faire » j’entends « réfléchir » ou tout simplement méditer. La société occidentale a cependant établit une forte convention sur la première définition.

Avec un peu de réflexion, la paresse devient rapidement une notion inutile et vide de sens. Somme toute, les gens semblent oublier qu’il existe une motivation infiniment plus forte que le stress: l’enthousiasme!

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