Archive pour novembre, 2010

L’inutilité de la culpabilité

Félix | 28 novembre 2010 dans Psychologie | Comments (1)

« Si vous croyez qu’il suffit de se tourmenter assez longtemps pour changer un événement passé, c’est que vous habitez une autre planète où la réalité est différente. »

—Wayne W. Dyer

Je vais vous dire un secret. L’égo a un petit penchant naturel pour la névrose et la culpabilité en est une grande et populaire. Et grâce à la société et à ses conditionnements névrotiques, la plupart d’entre-nous sommes aujourd’hui de véritables machines à culpabilisation, aux profits de la psychanalyse.

Il est normal de se culpabiliser momentanément à cause d’une faute à notre code moral : c’est une émotion forte qui renforce notre sentiment de responsabilité. Mais y patauger sans retenue pendant longtemps est absolument absurde :

“De tout les comportements erronés, la culpabilité est le plus inutile. Elle aboutit à un gaspillage d’énergie sans égal. Pourquoi ? Parce que, par définition, on est bloqué dans le présent à cause de quelque chose qui s’est déjà produit — or, jamais le sentiment de culpabilité n’a changé le cours de l’histoire.” (Wayne W. Dyer, Vos zones érronées)

Lorsque je parle de conditionnement social, c’est qu’il peut paraître inhumain de ne pas se culpabiliser pour une faute que l’ont a commise envers autrui, dépendamment de la gravité de celle-ci. Mais ce que l’ont dit rarement, c’est que la culpabilité ne règle rien, alors que de prendre des mesures pour se faire pardonner ou du moins en apprendre quelque chose et s’assurer de ne refaire la même erreur par la suite est parfaitement salutaire.

Comme le fait de ne pas accepter la réalité, la culpabilité est un blocage à notre développement personnel et peut se résoudre en la remplaçant tout simplement par de l’intelligence active. Il y a une différence entre se culpabiliser et tirer des leçons du passé. Contrairement à la culpabilité qui n’est que de l’énergie gaspillé, apprendre de nos erreurs est une habitude saine et indispensable à notre épanouissement. La prochaine fois que vous serez sur le point de vous culpabiliser, attardez-vous donc d’abord à régler mentalement le problème et tirez-en une leçon ; vous serez surpris de constater comment la culpabilité aura vite perdu tout son sens. Vous comprendrez alors la futilité de s’attarder dans ce bourbier émotionnel.

Et vous? Avez-vous saisit l’inutilité de la culpabilité? Jusqu’à quel enfer vous a t-elle mené?

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Avons-nous le contrôle sur nos émotions?

Félix | 21 novembre 2010 dans Psychologie | Comments (0)

« Chacun est responsable de la guerre ou de la paix qu’il maintient dans son coeur. »

—Thomas d’Ansembourg

Dans une certaine mesure, oui. Mais contrairement aux croyances populaires, cette mesure est essentiellement en notre faveur. Nous n’avons peut-être pas de contrôle instantané sur une peur qui survient à la suite d’un réflexe physiologique génétiquement programmé depuis des millions d’années, mais nous pouvons absolument arriver à désamorcer (et non pas refouler) nombres d’autres réactions négatives.

Si vous êtes comme moi, vous avez probablement grandi avec la conviction que vous n’avez autre choix que de subir vos émotions lorsqu’elles arrivent et que vous n’avez aucun contrôle sur celles-ci. Si vous y croyez toujours fermement, laissez-moi vous en convaincre autrement.

Dans son livre Vos zones erronées, le Dr. Wayne W. Dyer détruit le mythe selon lequel l’individu n’est pas responsable de ses émotions à l’aide d’un syllogisme (formulation logique comportant deux prémisses, la majeure et la mineure, et une conclusion reposant sur l’harmonie de celles-ci) que voici :

Majeure : Je peux contrôler mes pensées.
Mineure :
Mes sentiments sont engendrés par mes pensées.
Conclusion :
Je peux contrôler mes sentiments.

La prémisse mineure est flagrante de vérité ; nos émotions sont indéniablement le fruit de nos pensées, tant sur le plan de la science que du bon sens :

“Supprimez votre cerveau : les sensations n’existent plus. Le sentiment est une réaction provoquée par une pensée. Si vous pleurez, si vous rougissez, si les battements de votre coeur se précipitent, il y a d’abord eu un signal lancé par le centre de la pensée. Si celui-ci est endommagé ou court-circuité, il n’y a plus de réactions émotionnelles. Dans le cas de certaines lésions cérébrales, on n’éprouve même plus de douleur physique : vous pourriez littéralement faire griller votre main sur le bruleur de la cuisinière sans ressentir la moindre souffrance.” (Wayne W. Dyer)

La prémisse majeure n’est également guère contestable. Nous seuls avons le pouvoir de choisir la consistance et la destination de nos pensées. Si non, qui les contrôle t-elles?*

En espérant vous avoir un peu allumé sur le sujet, permettez-moi maintenant de vous poser la question suivante : Si nous sommes bel et bien les médiateurs ultimes de nos émotions, alors pourquoi choisir des réactions négatives? Plutôt, pourquoi ne pas utiliser votre cerveau pour une fois? À force de réagir négativement aux innombrables futilités de notre existence, nous ne faisons qu’apprendre à être malheureux. Réservons plutôt nos colères, nos tristesses ou tout autre émotion négative pour réellement faire bouger les choses, comme le fait le Dr. Nick Callahan dans Au Delà des Frontières.

*Pour de plus amples arguments prouvant les deux prémisses, je vous invite à lire Vos zones erronnées de Wayne W. Dyer.

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Prendre la responsabilité de sa souffrance

Félix | 14 novembre 2010 dans Psychologie,Spiritualité | Comments (1)

« L’essence de la grandeur est la capacité de choisir l’accomplissement de soi dans des circonstances où d’autres choisiraient la folie. »

—Wayne W. Dyer

Lorsqu’on prend la responsabilité de quelque chose, on se donne l’opportunité d’en saisir un certain contrôle, s’il nous apparaît. Ce n’est que lorsqu’on prend son malheur en charge que l’on peut y faire quelque chose. Il se peut que l’occasion tarde ou pire n’arrive jamais (ce qui est excessivement rare), mais au moins nous gardons les yeux grands ouverts au cas ou.

Comme je l’expliquais dans mon article précédent (La souffrance psychologique), la souffrance est une occasion de transcender quelque chose. C’est une occasion unique d’en apprendre davantage sur soi-même et les lois non-écrites qui régissent l’univers. J’irais même jusqu’à dire que la souffrance est nécessaire à tout développement humain substantiel. Mais pour optimiser le processus (et du même coup amorcer un développement personnel profond), on doit tout d’abord accepter que c’est nous, et seulement nous, qui sommes à la source de notre souffrance.

Seulement, en prendre la totale responsabilité est une tâche exigeante. La société dans laquelle nous vivons nous convainc en permanence qu’il est beaucoup plus attrayant d’attribuer à l’autre ou à un facteur extérieur la cause de notre souffrance. La raison est que prendre en charge celle-ci est un poids excessivement lourd pour ceux qui n’en voient que les mauvais côtés, un cas apparemment et malheureusement très répandu. C’est pourquoi il est sage de se munir d’évidences de sa nature bienveillante.

De l’autre côté, refuser de prendre sa souffrance en charge, c’est être à la merci de son environnement. Certains jouent toute leur vie à qui a tort et qui a raison en attendant que les autres changent et restent prit au même échelon de conscience jusqu’au moment où la mort les guette. Dans ces moments de mort imminente, rares sont ceux qui ne réalisent pas la futilité de ce jeu égocentrique. Mais pourquoi attendre une telle expérience pour ouvrir les yeux?

En espérant que, vu sous cet angle, la souffrance fasse bientôt autant partie de vos responsabilités que l’intendance, votre hygiène personnel ou vos enfants!

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La souffrance psychologique

Félix | 7 novembre 2010 dans Psychologie | Comments (0)

« La souffrance résulte d’un conflit entre les hommes et les lois qui régissent l’univers. »

—Thorwald Dethlefsen

La souffrance psychologique est le moyen de l’égo de nous indiquer qu’un de ses besoins n’est pas satisfait. Elle n’est possible que lorsqu’il y a attachement émotionnel et/ou investissement. Lorsqu’un de ces liens est menacé, le résultat est toujours souffrance : colère, dégout, tristesse, peur, etc. Pour illustrer rapidement ce principe, imaginez qu’un de vos proche se meure d’une maladie grave. Maintenant imaginez un parfait inconnu dans le même sort.

Si nous voulons à tout prix éviter la souffrance psychologique, il n’y aurait donc en théorie qu’à ne plus s’attacher aux choses, aux personnes ou aux évènements qui sont susceptible de s’altérer et sur lesquelles nous n’avons pas un contrôle absolu, autrement dit : tout ce qui existe. Seulement, et heureusement pour nous, un tel détachement est tout simplement innenvisageable dans le cadre d’une vie normale.

La souffrance psychologique doit plutôt être vu comme un allié. La honte, par exemple, nous apprend à vivre en société car elle nous signale par le biais de son émotion négative les limites à ne pas dépasser. Si j’arrive en sous-vêtements au travail, le regard déconcerté de mes collègues fera naître en moi un fort sentiment de honte qui me rappellera sans doute d’arriver habillé le lendemain. Elle régule donc ainsi nos relations sociales.

Finalement, ce n’est que lorsqu’on comprend que la souffrance est un allié qu’on accepte avec entrain de sortir de sa zone de confort, chose nécessaire à tout développement personnel profond. Comprendre le véritable objectif de la souffrance, c’est se donner une raison de l’endurer. À un autre degré, c’est se donner une raison d’entrer au cœur de celle-ci pour la comprendre et éventuellement la transcender.

La semaine prochaine je tenterai de démontrer l’importance de prendre la responsabilité de sa souffrance. D’ici là, j’attends impatiemment vos commentaires!

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