Archive pour septembre, 2010

À la recherche d’approbation

Félix | 26 septembre 2010 dans Psychologie | Comments (7)

Une chose que j’ai apprise en étudiant la psychologie sociale est de surveiller les nombreuses manières par lesquelles je transmettais mon besoin de me faire approuver par les autres. Aujourd’hui ce n’est plus tant un problème car je crois avoir réussis à apaiser mon besoin à la source, chose qu’à mon avis tout le monde devrait chercher à faire dans sa vie. Je n’ai plus à le cacher, à le masquer avec de petites manières toutes faites, à le camoufler avec de petites astuces sociales.

Le besoin d’approbation est une véritable drogue. Vous avez sans doute déjà dit ou fait quelque chose qui vous a bien fait paraître aux yeux des autres. Vous avez probablement ressenti cette poussé de bien-être monter en vous, ce fort sentiment d’être aimé (ou bien l’illusion de). C’est une des nombreuses récompenses que l’égo utilise pour nous pousser à répéter les expériences qui augmentent nos chances de survie.*

Mais voilà que, comme avec toute drogue, il y a aussi des risques de dépendances. Nous sommes naturellement tentés de répéter ces expériences satisfaisantes indéfiniment et ce n’est pas nécessairement un mal mais si nous ne comptons que sur ce « boost » pour être heureux, nous le rechercherons à n’importe quel prix. Et cette habitude nocive peut avoir des conséquences désastreuses.

Cela revient à un sujet que j’ai frôlé dans mon article sur le rôle de la victime : ce que les psychologues appellent l’orientation externe. Pour faire une description courte, la personne pratiquant l’orientation externe est une personne qui mise sur les évènements extérieurs à sa vie pour orienter celle-ci. Le contraire est, carrément, l’orientation interne. Et c’est là que je veux en venir : les gens qui orientent leur vie en fonction d’eux-mêmes ne chercheront jamais l’approbation d’autrui dans le but de se sentir mieux. Ces gens se font tout simplement assez confiance pour avoir leurs propres jugements et sont tout à fait en mesure de s’approuver eux-mêmes.

L’orientation interne est hélas un sujet qui dépasse le cadre de cet article et qui mériterait son propre exposé. La semaine prochaine, j’entrerai plus profondément dans les conséquences néfastes de la recherche d’approbation. D’ici là, j’attends impatiemment vos commentaires!

*Caractéristique génétique de l’égo que je tenterai d’expliquer dans un article à venir.

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Erreurs et perceptions

Félix | 19 septembre 2010 dans Philosophie,Psychologie | Comments (7)

« L’erreur n’est pas un crime. »

—Sénèque

Tom et Marie travaillent tous les deux comme assistants pour une grande entreprise et ils ont tous les deux fait la même erreur : ils ont oublié de céduler un rendez-vous important pour leur patron. Lorsque celui-ci leur en parle, les deux employés ont cependant des réactions internes totalement différentes. Tom panique ; c’est la catastrophe. Il a l’impression d’avoir accumulé les gaffes toute la semaine. Il s’imagine déjà comment son patron le mettra à la porte. Il commence à se traiter de raté et de bon à rien. Bref, il est complètement incapable de voir la situation d’une manière objective. Marie, elle, ne s’en fait pas trop. Elle a, comme n’importe qui aurait, une sensation inconfortable qui lui tiraille l’intérieur mais se dit rapidement que cet incident n’est qu’une occasion de se rappeler d’être plus alerte à l’avenir. À peine quelques minutes plus tard, son humeur est déjà de retour à la normale!

La manière dont nous percevons nos erreurs est définitivement la variable qui change tout ce qui en suit. Comme je compte l’expliquer dans un prochain article, je crois que bien des gens se font inutilement un grand mal à entretenir toutes sortes de discours négatifs dans leur tête. Fait intéressant : la plupart font suite à des erreurs.

Notre but ne devrait-il pas être de voir chaque faute comme une occasion de s’améliorer en tant qu’humain? Comme si chacune d’entre elles était une opportunité pour nous de trouver une nouvelle pièce à placer dans le casse-tête de notre être. N’est-ce pas là le contraire de ce que pense le névrosé, qui se punit constamment à chaque gaffe sans se demander s’il n’y a pas tout simplement une leçon à tirer de l’incident?

Il peut être utile d’apprendre à traiter nos erreurs comme le ferait un ordinateur. Ça peut sembler froid comme façon de faire mais c’est à mon avis une excellente façon de passer rapidement au travers de la phase émotionnelle liée à l’erreur, qui, bien qu’utile avec ceux qui sont importantes, peut être extrêmement encombrante en ce qui concerne les petites ; c’est-à-dire ceux qui ne requièrent qu’un minimum de logique à assimiler pour éviter que le même incident se reproduise dans le futur.

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Accepter la réalité

Félix | 12 septembre 2010 dans Philosophie | Comments (2)

« Une des tâches les plus difficiles données à l’homme est de renoncer à lui-même, au désir de se mettre en avant, à vouloir que le monde corresponde à l’idée qu’il s’en fait. »

—K. G. Durkheim

L’égo ne voit rarement les choses comme elles le sont réellement. Plus une réalité est susceptible de nous faire du mal, plus l’égo a le réflexe de nous la voiler ou de l’interpréter à son avantage. La tendance contraire ne serait tout simplement pas en accord avec ses principes. Si l’égo est un instrument de survie, pourquoi accepterait-il une perspective qui peut nous faire du tort? Et nous savons tous combien le mental a le pouvoir de concrétiser nos pensées. Mais l’égo ne pense pas à long terme et accepter la réalité est une des concessions les plus intelligentes que nous puissions faire dans une vie.

Accepter ne signifie pas être d’accord. Nous ne sommes pas nécessairement d’accord avec les accidents d’autos, les catastrophes naturelles et les drames en général mais nous pouvons les accepter.

En théorie, l’acceptation semble être un parcours relativement simple à entreprendre, mais c’est est une tâche extrêmement effrayante pour l’égo car cela signifie sa mort ; c’est son sentier suicidaire par excellence. Pour l’égocentrique, cela peut donc faire terriblement mal et même être un chemin carrément inenvisageable (Qui se jetterait de son plein gré en bas d’une falaise?).

« Tout ce qui arrive doit être reconnu, accepté, du stylo qui permet d’écrire jusqu’à l’accident de voiture qui décime toute une famille parce que tout ça existe, tout ça arrive. Mais l’ego a peine à reconnaître ce qui le fait souffrir et le prive de ses biens matériels et affectifs. Il criera NON à cette réalité qui pourtant, existe bel et bien. » (Benoit Rancourt)

Et quoi de plus assagissant que d’accepter ce qui existe, tout simplement.

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Vivre pour accumuler

Félix | 5 septembre 2010 dans Philosophie | Comments (4)

« La sécurité ne peut être convoitée que par une personne insécure. »

—Wayne W. Dyer

Accumulons-nous dans le but de mieux vivre, ou vivons-nous dans le but d’accumuler ?

Comme je l’expliquais dans mon dernier article, le superordinateur qu’est l’égo a été spécifiquement programmé par des milliers d’années d’évolution pour continuellement trouver de nouvelles solutions à nos problèmes dans le but de survivre. Mais l’égo ne sait pas s’arrêter et celui qui s’y identifie cour manifestement après la névrose, notamment en ce qui concerne l’accumulation d’argent et de matériel.

Tant qu’une personne s’identifiera à son égo, de grandes illusions risquent de la mener à accumuler dans le but d’être heureuse.

Le besoin qui pousse notre égo à vouloir accumuler est de toute évidence un besoin de sécurité. Depuis la nuit des temps, nous élaborons continuellement de nouvelles stratégies pour satisfaire ce besoin de base. Il n’est pas rare de connaître quelqu’un dont la vie se résume à travailler, même si cette personne a visiblement tout ce qu’il lui faut pour bien fonctionner. Et si je ne vais pas plus loin dans cet exemple c’est que ce que je tente d’illustrer tombe d’après moi sous le sens.

Suis-je le seul à avoir compris que la sécurité extérieure est une illusion ? Pour les plus névrosés d’entre nous, ne risquons-nous pas, à force de chercher constamment plus de confort matériel, de ne plus y voir de fin ? Certes, elle peut générer bien des bonheurs pour celui qui sait en profiter, mais n’existe-t-il pas un plaisir plus grand et plus durable que le fait de voir notre compte en banque grimper ? Qu’en est-il de la sécurité intérieure ?

Article très vague vous me direz sûrement, et c’est délibéré.

Matière à réflexion, je vous répondrai !

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