Archive pour février, 2010

La dépression : un manque d’inspiration

Félix | 27 février 2010 dans Philosophie,Pratique,Subjectif | Comments (1)

Par « inspiration », j’entends « enthousiasme ». J’emploie ces termes assez indifféremment. L’inspiration a cependant une connotation un peu plus spirituelle à mes yeux.

L’enthousiasme est définitivement la clé d’une productivité soutenue. Selon moi, la véritable discipline naît de l’enthousiasme, et l’enthousiasme d’un profond désir. Il est intéressant de remarquer que lorsque cette caractéristique n’est pas à la source de notre quotidien, la dépression est inévitable.

Certains se diront sûrement qu’il existe des situations où le stress, une cause intrinsèque de la dépression, est une contrainte inévitable. Je ne suis là que partiellement d’accord. Je crois que les situations où la perspective stressante est « inévitable » sont extrêmement rares dans une époque confortable comme la nôtre et qu’au final, avec un peu de réflexion, tout peut être interprété du bon sens. C’est un vieux réflexe de l’égo de penser qu’une situation ne peut être envisagée que d’un point de vue stressant.

Pratico-pratiquement parlant, si une situation oppressante ne peut être changée — pour le moment, du moins —, changez votre état d’esprit face à celle-ci. Je suis d’avis inconditionnel qu’il y a toujours un moyen de substituer une perspective stressante par une perspective optimiste.

La clé d’une vie sans dépression est sans doute de continuellement nous rappeler les raisons pour lesquelles nous nous imposons une discipline et de s’attaquer, dans la mesure du possible, aux choses pour lesquelles nous avons un minimum d’enthousiasme.

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À propos de la paresse

Félix | 26 février 2010 dans Philosophie,Subjectif | Comments (0)

L’égo veut nous faire croire que la vie doit absolument être difficile. À ses yeux, nous devons sans cesse agir sous la contrainte du stress pour nous faire une place dans ce monde. Si nous ne faisons « rien », l’égo nous fait vite savoir, par l’intermédiaire de croyances passées par notre éducation, que ce que nous faisons — ou plutôt ce que nous ne faisons pas — est mal.

J’ai la forte croyance que le temps perdu n’existe pas. Je suis conscient que je m’embarque dans un sujet philosophique assez délicat, mais je crois que ma perspective pourrait aider beaucoup de gens à mieux gérer leur stress. Je sais que ce peut être très difficile à concevoir pour certains mais j’ai la forte conviction que chaque expérience, aussi anodine soit-elle, nous entraîne sur une certaine route, et ce, toujours pour notre plus grand bien. Nous pouvons très bien, par exemple, améliorer notre acuité cérébrale en jouant à des jeux vidéo, avoir des idées d’inventions révolutionnaires en végétant dans son lit ou bien réaliser que la vie est cent fois mieux sans drogues après avoir consommé abusivement une substance X pendant 30 ans. Vous pouvez me sortir n’importe quel exemple de ce que vous considérez comme du temps perdu, je sais que ce ne sera jamais le cas, du moins d’après ma perspective.

Cela ne signifie pas que je prône la véritable paresse, seulement qu’il y a un temps pour faire et un temps pour ne rien faire et que je suis absolument à l’aise avec cette idée. Évidemment par « ne rien faire » j’entends « réfléchir » ou tout simplement méditer. La société occidentale a cependant établit une forte convention sur la première définition.

Avec un peu de réflexion, la paresse devient rapidement une notion inutile et vide de sens. Somme toute, les gens semblent oublier qu’il existe une motivation infiniment plus forte que le stress: l’enthousiasme!

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Un bonheur illusoire

Félix | 9 février 2010 dans Philosophie,Pratique,Spiritualité | Comments (0)

En consacrant la majeure partie de notre temps à essayer de satisfaire des besoins précaires comme le pouvoir, la beauté physique et le succès matériel nous nous embarquons dans un cercle vicieux. Le dynamisme de ce style de vie et les contentements transitoires qui en résultent nous poussent à croire que la satisfaction de l’égo est un chemin sûr vers le bonheur. Cependant, tôt ou tard nous réalisons que tout ceci n’est qu’illusoire; satisfaire l’égo ne mène qu’à un bonheur factice et éphémère.

Heureusement, avec une dose de lucidité, il est assez facile de se sortir de cet engrenage. Cette dose de lucidité, c’est votre habileté à reconnaître et à contrer les différents pièges de l’égo. Une fois les connaissances acquises, il ne sera tout simplement plus possible de revenir en arrière car les manigances de votre égo seront désormais évidentes. Si vous êtes comme moi, vous le laisserez agir de temps en temps, question de rester en vie, mais au moins vous pourrez le surveiller de près.

Pour être durable, notre bonheur ne doit dépendre d’aucune composante de l’égo (le matérialisme, la réputation, l’apparence, etc.) car celles-ci sont vulnérables aux circonstances de la vie. Pour illustrer mes propos, je vous propose quelques exemples. Vous comprendrez bien vite ce que j’entends par « vulnérable »:

Supposons que votre bonheur est lié à…

  • vos acquis (maison, argent etc.) -> Que se passe t-il lorsque vous en avez peu, pas assez ou lorsque vous perdez tout?;
  • votre apparence physique? -> Rappelez-vous que personne n’est à l’abri de la vieillesse;
  • votre réputation? -> Notre réputation réside dans l’esprit des autres. Souhaitez-vous réellement confier les ficelles de votre bonheur à d’autres personnes?;
  • etc.

Tout ces exemples sont des illusions courantes de l’égo. Je vous laisse appliquer la même logique à d’autres besoins précaires.

Attention! Il ne s’agit pas de laisser tomber nos ambitions! Il s’agit tout simplement de comprendre que bien que toutes ces choses puissent très bien enrichir une vie, aucune d’entre elles ne doivent être interprétées comme la source ultime de notre bonheur. Cette source, vous la trouverez en vous, à l’abri de la dualité.

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