Andrée Lyonnais | 3 janvier 2010 dans Philosophie,Spiritualité,Subjectif | Comments (0)
Est-ce qu’il vous arrive certains jours que votre égo vous parle tellement fort qu’il réussit à vous déstabiliser, à créer des doutes dans votre esprit, à vous faire faire ou dire des choses qui ne semble pas venir de vous, de votre fort intérieur, de votre âme?
Ces jours-là, il n’est pas facile de vivre avec soi, avec les autres et encore moins avec son égo qui exige toute la place à lui seul… tel un égoïste. Il est habile et rusé; il connait bien les subterfuges, les façons de faire et surtout il connait le juste moment pour nous montrer une image plutôt laide de nous-mêmes. Une image déformés par notre envie, notre jalousie, notre prétention, notre colère… que nous essayons souvent de dissimuler sous une fausse humilité.
L’égo aime bien se nourrir de ces faiblesses, car cela lui permet de croire qu’il est le plus fort, plus fort que notre autre côté, soit celui de notre véritable humilité. Il n’aime pas nous faire voir une saine image de nous; notre côté humble. En fait, l’égo a un seul but… attirer notre attention, et ce, afin de garder la première place dans notre personnalité, soit celle de l’égocentrique.
Malheureusement pour lui et heureusement pour notre humilité, celle-ci gardera toujours la première place au fond de soi si nous portons attention à ce que nous lui offrons comme saine alimentation.
Ce qu’elle préfère? Le don… précisément le don de soi!
Au plaisir d’échanger!
Tags: âme, définition, don, égo, égocentrique, égoïste, esprit, humilité
Félix | 1 janvier 2010 dans Psychologie | Comments (0)
« Victime: adj. et n.f. Qui sacrifie volontairement sa vie, son bonheur. »
—Larousse.fr
Nous sommes tous plus ou moins victimes des évènements de notre vie, mais certains profitent à tort de ce rôle pour éviter l’introspection. En psychologie, je crois que cela s’appelle l’orientation externe; c’est le cas ou la personne mise sur les évènements extérieurs de sa vie pour orienter celle-ci. Si vous ne reconnaissez pas ce comportement en vous, alors vous le reconnaîtrez sûrement chez un ami ou un membre de la famille, car c’est un réflexe très courant de l’égo.
Qu’on se comprenne bien. Le rôle de la victime est un choix. C’est un rôle que nous adoptons nous-mêmes car il nous permet de fuir nos responsabilités ou de manipuler les autres. Si vous ou un proche continuez toujours à utiliser ce comportement, c’est qu’il doit consciemment ou inconsciemment vous procurer des avantages à quelque part.
Prenons l’exemple d’une mère qui se sert de son rôle de victime pour amener son garçon à faire une tâche. Ses jouets traînent dans le salon depuis longtemps et elle aimerait bien qu’il les remonte dans sa chambre à l’étage. Sa mère n’a pas envie de le faire à sa place, et c’est compréhensif. Mais voyez-vous, elle n’a pas non plus envie de lui faire la leçon (il y aurait d’autres choix bien plus intelligents, mais limitons-nous à ceux-ci). Elle utilise alors sa mauvaise condition (par exemple: un mal de dos) pour le convaincre de faire le travail à sa place. Et ça marche! Les gens accrochent volontairement à ce genre de manipulation car elle réveille en nous un fort sentiment de culpabilité. Bien que munie des meilleures intentions du monde, cette femme cherche à rendre son fils coupable afin de l’amener à faire ce qu’elle veut.
La victime habile, avec un peu de chance, saura faire son chemin dans la vie mais son éventail de choix restera très restreint car elle dépendra toujours d’évènements extérieurs à elle-même pour expliquer son sort.
Vous avez sûrement déjà adopté ce rôle de victime à un moment ou à un autre. Ou serait-ce la description d’un personnage de votre entourage? Racontez-nous votre histoire!
Tags: culpabilité, égo, introspection, manipulation, orientation externe, victime