Félix | 31 août 2010 dans Non classé | Commentaires (0)
« Globalement, l’égo est notre système de survie sur cette terre. »
—Benoit Rancourt
Plus je m’intéresse à l’égo et plus je me rends compte qu’une description exhaustive de celui-ci est un projet ambitieux. Lorsque je crois avoir saisi sa définition, mes lectures me rappellent vite le contraire, et je retombe aussitôt dans une quête de savoir démesurée.
Revenons aux bases. L’égo est constitué du corps et du mental (à ne pas confondre avec l’esprit ou le « moi profond »). C’est une sorte de superordinateur qui, grâce à des milliers d’années d’évolution, assure consciament et inconsciament notre survie. Il est donc tout simplement impossible de se séparer complètement de lui sans… eh bien sans mourir!
Seulement, l’égo a tendance à se prendre pour Dieu. Il se satisfait rarement de nous maintenir uniquement en vie. Tout ce qui dépasse du cadre de la simple survie peut très bien être une illusion délétère. Comme le psychologue Benoit Rancourt l’illustre dans son livre Franchir les étapes de la conscience, pour sa propre sécurité, une personne peut très bien être poussé à amasser plus d’argent, sa motivation étant un besoin élémentaire et socialement légitime de l’égo. Mais en ce qui le concerne, la ligne entre le nécessaire et le superflu est inexistante. Sans intervention, les caprices égocentriques peuvent facilement mener à la névrose :
« L’ego est très doué pour apprendre et pour mettre au point de nouvelles stratégies de satisfaction, mais peut facilement manquer de discernement et de sagesse. En cas de souffrance, il peut décider de refaire encore la même chose pour essayer d’obtenir un plus grand plaisir. Ainsi, sur le plan de la sécurité, combien de millions me faudra-t-il pour m’assurer une retraite confortable ? Après un millions je ne me sens pas encore assez en sécurité et me voilà en route pour un second million. »
Ces excès irraisonnables sont également ce que j’entends par « illusions de l’égo ».
En espérant vous avoir éclairé un peu plus sur ce sujet excessivement complexe!
Félix | 12 avril 2010 dans Non classé | Commentaires (1)
Ce matin, quelqu’un m’a jugé. Ce matin, quelqu’un a mis le doigt sur mon égo.
Je sais que cela arrive à tout le monde. Quelqu’un d’important à vos yeux vous juge durement et la première réaction que nous avons est de lui prouver que sa perspective est injustifiée.
Dans ce genre de cas, la plupart des gens ne s’attardent pas assez à ce qui se passe à l’intérieur d’eux. Je suis persuadé que la nature nous a doté d’un égo pour de bonnes raisons, mais ces raisons nous échappent et nous finissons par l’utiliser de la mauvaise façon. Nous finissons par l’utiliser comme catalyseur à une violence insensée, une violence que nous regrettons tous le temps venu.
À titre de suggestions, lorsque cela arrive:
- Reprenez votre calme. Ce n’est pas vous, c’est un jugement.
- Trouvez la source de votre colère. La colère est une opposition à la réalité. La réalité est que l’autre personne vous voit différemment de votre idéal et que vous ne pouvez pas y faire grand-chose pour l’instant, sinon rien du tout. C’est une caractéristique de l’égo: il n’accepte pas le monde comme tel.
- Il y a une raison pour laquelle cette personne vous a jugé ainsi. Parfois, au fond de nous, nous savons que ce jugement est justifié. C’est le début d’une vision objective. À force de s’autoanalyser de la sorte, nous nous perfectionnons. Nous atteignons d’autres degrés de conscience, degrés qui servent à nous comprendre, à nous situer dans le monde. Souvent, un jugement justifié n’est que l’occasion de s’améliorer en tant qu’humain. N’ayez pas peur de demander plus de détails sur le point de vue de votre « agresseur ». C’est au contraire une façon simple et rapide d’en finir avec le conflit.
En théorie, cela semble assez simple. Mais lorsque l’imprévisible nous percute, l’indomptable reprend vite du terrain. Seulement, une nouvelle porte s’est ouverte dans votre conscience et vous ne pouvez plus revenir en arrière. Bénissez ces moments de turbulence, car ce sont d’inestimables occasions d’apprendre à connaître votre égo. Et plus vous le comprendrez, plus vous serez en mesure de bien vous en servir.
Félix | 4 mars 2010 dans Non classé | Commentaires (1)
« La société est embarquée dans une névrose tellement populaire qu’elle passe complètement inaperçue aux yeux du monde. »
—Eckhart Tolle
L’égo peut être un handicape social à plusieurs niveaux.
Pour commencer, L’égocentrique croit qu’il est complètement séparé des autres. Il ne réalise pas le lien très étroit qui nous unis tous. Pas seulement par notre caractère humain, mais aussi par la conscience (Dieu, la Source, etc.). Cet état d’esprit a des répercussions sociales très importantes car les relations sont alors banalisées; la fraternité est une notion fictive. En se privant de chaleur humaine, la personne finit tôt ou tard par ressentir un grand vide dans sa vie. Beaucoup semblent chercher à combler ce vide à l’aide de dépendances nocives telles que l’alcoolisme, en vain.
Curieusement, l’égo peut aussi nous pousser à chercher maladivement l’attention des autres. Cette façon d’être contribue malheureusement à un grand paradoxe social qui veut que les gens ne sont pas attirés par ceux qui manifestent ce genre de besoin. Ces gens croient avoir besoin d’amour, alors que tout ceci n’est qu’un jeu malsain organisé par leur égo*.
Mais l’égo n’est pas qu’un boulet social. Il peut par exemple nous pousser, par l’intermédiaire de son besoin d’attention, à sortir de chez nous et à faire de nouvelles rencontres. C’est aussi lui qui nous empêche de faire le fou en présence de notre patron. En fait, à moins d’avoir étudié la dynamique sociale à l’école, c’est probablement notre égo qui nous a permis de nous frayer un chemin dans la société jusqu’à présent.
Il y aurait beaucoup à dire sur les conséquences sociales de l’égo mal maîtrisé. Pour avancer les propos d’Eckhart Tolle, maître spirituel contemporain : je crois que la société est embarquée dans une névrose tellement populaire qu’elle passe complètement inaperçue aux yeux du monde. Elle est selon moi la source de tous les maux et l’humanité est loin d’y avoir trouvé son équilibre, toutes guerres et souffrances inutiles en évidence. Mais je vois aussi beaucoup d’amour, et l’amour est une force universelle qui n’a définitivement rien à voir avec l’égo. Si jamais il vous advenait de perdre foi en l’humanité, regardez autour de vous. L’amour est partout, ne serait-ce que dans l’anodin petit sourire de votre voisin.
*Je crois que nous avons tous un profond besoin d’aimer, contrairement au besoin illusoire d’être aimé, qui n’est plus un souci lorsque l’égo est maîtrisé. Pour vous en faire prendre conscience rapidement, imaginez tout simplement quelqu’un que vous n’aimez pas. Que cette personne vous aime ou non, remarquez que cela ne change rien à votre vie. Vous pourriez même vous sentir mal à la place de cette personne pour vous aimer alors que vous vous ne l’aimez pas. Merci à ma mère Andrée Lyonnais pour m’avoir fait réaliser cette incongruence!
Félix | 27 février 2010 dans Non classé | Commentaires (1)
Par « inspiration », j’entend « enthousiasme ». J’emploie ces termes assez indifféremment. L’inspiration a cependant une nuance un peu plus spirituelle à mes yeux.
L’enthousiasme est définitivement la clé d’une productivité soutenue. Selon moi, la véritable discipline naît de l’enthousiasme, et l’enthousiasme d’un profond désir. Il est intéressant de remarquer que lorsque cette caractéristique n’est pas à la source de notre quotidien, la dépression est inévitable.
Certains se diront sûrement qu’il existe des situations où le stress, une cause intrinsèque de la dépression, est une contrainte inévitable. Je ne suis là que partiellement d’accord. Je crois que les situations où la perspective stressante est « inévitable » sont extrêmement rares dans une époque confortable comme la nôtre et qu’au final, avec un peu de réflexion, tout peut être interprété du bon sens. C’est un vieux réflexe de l’égo de penser qu’une situation ne peut être envisagée que d’un point de vue stressant.
Pratico-pratiquement parlant, si une situation oppressante ne peut être changée — pour le moment, du moins —, changez votre état d’esprit face à celle-ci. Je suis d’avis inconditionnel qu’il y a toujours un moyen de substituer une perspective stressante par une perspective optimiste.
La clé d’une vie sans dépression est sans doute de continuellement nous rappeler les raisons pour lesquelles nous nous imposons une discipline et de s’attaquer, dans la mesure du possible, aux choses pour lesquelles nous avons un minimum d’enthousiasme.
Félix | 26 février 2010 dans Non classé | Commentaires (0)
L’égo veut nous faire croire que la vie doit absolument être difficile. À ses yeux, nous devons sans cesse agir sous la contrainte du stress pour nous faire une place dans ce monde. Si nous ne faisons « rien », l’égo nous fait vite savoir, par l’intermédiaire de croyances passées par notre éducation, que ce que nous faisons — ou plutôt ce que nous ne faisons pas — est mal.
J’ai la forte croyance que le temps perdu n’existe pas. Je suis conscient que je m’embarque dans un sujet philosophique assez délicat, mais je crois que ma perspective pourrait aider beaucoup de gens à mieux gérer leur stress. Je sais que ce peut être très difficile à concevoir pour certains mais j’ai la forte conviction que chaque expérience, aussi anodine soit-elle, nous entraîne sur une certaine route, et ce, toujours pour notre plus grand bien. Nous pouvons très bien, par exemple, améliorer notre acuité cérébrale en jouant à des jeux vidéos, avoir des idées d’inventions révolutionnaires en végétant dans son lit ou bien réaliser que la vie est cent fois mieux sans drogues après avoir consommé abusivement une substance X pendant 30 ans. Vous pouvez me sortir n’importe quel exemple de ce que vous considérez comme du temps perdu, je sais que ce ne sera jamais le cas, du moins d’après ma perspective.
Cela ne signifie pas que je prône la paresse*, seulement qu’il y a un temps pour faire et un temps pour ne rien faire et que je suis absolument à l’aise avec cette idée. Évidemment par « ne rien faire » j’entends « réfléchir ». La société occidentale a cependant établit une forte convention sur la première définition.
Avec un peu de réflexion, la paresse devient rapidement une notion inutile et vide de sens. Somme toute, les gens semblent oublier qu’il existe une motivation infiniment plus forte que le stress: l’enthousiasme!